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Les PME restent le principal moteur de l'activité de fusions et acquisitions en Suisse, relève Deloitte (archives).

KEYSTONE/LUKAS LEHMANN

(sda-ats)

Les fusions et acquisitions impliquant des petites et moyennes entreprises (PME) ont augmenté au premier semestre 2016 en Suisse. Le nombre de transactions a augmenté de 90 à 97 sur un an, soit une hausse de 8%.

Le premier semestre a été marqué par une reprise importante de l'activité "inbound", soit les sociétés étrangères ayant acquis une PME suisse, souligne une étude du cabinet de conseils Deloitte parue mercredi. Celle-ci a progressé de 20%, à 30 transactions.

Au contraire, les fusions et acquisitions domestiques se sont contractées, de 9%, à 30 transactions. Ce repli peut s'expliquer par la propension des entreprises suisses à étendre leurs activités à l'étranger, réduire l'exposition au marché suisse et donc à privilégier les transactions de type "outbound" (achats d'entreprises étrangères), note Deloitte.

Ce type d'opération a d'ailleurs augmenté de 16% au premier semestre, à 37 transactions. L'adaptation rapide des PME helvétiques face à un environnement économique difficile - notamment depuis le choc du franc fort - engendre en effet de nouvelles opportunités hors de Suisse.

Les PME restent le principal moteur de l'activité de fusions et acquisitions en Suisse, puisque 86% des transactions majoritaires visant l'acquisition d'une entreprise helvétique ("inbound" et domestiques) les concernent.

Zurich très dynamique

L'activité de fusions-acquisitions ("inbound" et domestiques) est la plus dynamique dans le canton de Zurich (13 transactions), devant les cantons de Berne et Vaud (7 chacun), ainsi que Genève et Lucerne (4 chacun). Au final, 70% des transactions ont eu lieu en Suisse alémanique et 30% en Suisse romande.

Comme en 2015, l'Europe de l'Ouest reste au premier semestre la principale région cible pour les PME helvétiques (62% des transactions "outbound"). Avec neuf transactions, l'Allemagne est toujours la destination privilégiée, devant les Etats-Unis (8 transactions).

Les bonnes perspectives de croissance de l'Allemagne constituent des opportunités d'investissement intéressantes pour les entreprises helvétiques désirant renforcer leur expansion outre-Rhin. Quant à l'attrait des PME suisses pour les entreprises américaines, il démontre la proximité des deux pays en termes de compétitivité globale et de capacité d'innovation, note Deloitte.

Tout comme en 2015, le secteur de l'industrie est privilégié (35% des transactions outbound). Le pouvoir d'achat accru, couplé à de moindres coûts de production et la qualité de certaines PME industrielles à l'étranger expliquent cet attrait.

Afin de pouvoir intégrer les dernières avancées, les acquisitions dans le domaine des technologies, médias et télécommunications (TMT) sont également privilégiées par les PME suisses.

Acquéreurs européens

Les principaux acquéreurs de PME suisses sont des partenaires européens. Les entreprises françaises ont ainsi réalisé 30% du total des transactions "inbound", dans des secteurs variés, principalement en Suisse romande. Suivent la Grande-Bretagne, l'Allemagne et les Etats-Unis.

Les PME helvétiques privilégiées sont majoritairement actives dans le secteur des services aux entreprises, des services aux consommateurs et dans les TMT, avec 62% des transactions "inbound" et domestiques. Cela démontre la grande qualité des services et la forte propension à l'innovation technologique des entreprises suisses, estime Deloitte.

Les PME industrielles ont fait l'objet de 27% des transactions "inbound" et domestiques. "Cela confirme qu'elles restent des cibles attractives auprès des investisseurs, grâce notamment à la forte création de valeur industrielle qu'elles générèrent et à leur large usage de la technologie", selon le cabinet de conseils.

sda-ats

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