Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

L'un des trois chiots secourus lundi, leurs parents avaient été retrouvés indemnes jeudi à 4 km de l'hôtel.

KEYSTONE/EPA ANSA/ALESSANDRO DI MEO

(sda-ats)

La découverte de trois chiots vivants dans les décombres de l'hôtel dévasté par une avalanche dans les Abruzzes a redonné lundi du courage aux secouristes. L'Italie se demande si la catastrophe, qui a fait 6 morts et 23 disparus, aurait pu être évitée.

"C'est un signe de vie important qui nous donne de l'espoir", a déclaré à la presse le pompier Fabio Jerman, après le sauvetage des trois boules de poils, des petits bergers des Abruzzes blancs.

Dans un nouvel effort pour tenter de retrouver des survivants, cinq jours après le drame, les secouristes ont commencé à creuser de nouveaux goulots d'accès sous la neige. "Nous luttons contre le temps, nous avons conscience qu'il faut aller vite. Mais l'opération se déroule dans un cadre peu favorable", a reconnu le porte-parole des pompiers.

Neuf survivants

Vendredi, les secouristes avaient retrouvé neuf survivants. Ceux-ci ont raconté avoir tenu 48 heures dans le noir, le froid et le silence en mangeant de la neige pour apaiser leur soif.

Les recherches avancent lentement. Elles se font souvent à mains nues par crainte d'éboulements à l'intérieur du bâtiment.

Les médias italiens s'interrogent de leur côté sur la lenteur de la réaction des autorités. Celles-ci n'auraient pas pris au sérieux les premiers appels à l'aide, selon des témoignages. L'alerte n'a été déclenchée que deux heures et demie après la catastrophe et les premiers secouristes ne sont arrivés sur le site qu'au bout de onze heures.

Enquête ouverte

Une information judiciaire pour homicides involontaires a été ouverte dès jeudi afin d'établir d'éventuelles responsabilités, a rappelé lundi en conférence de presse la procureure de Pescara.

"L'enquête n'en est qu'à ses débuts", a-t-elle prévenu. Elle a précisé qu'elle porterait sur l'ouverture et la gestion de l'hôtel, la maintenance des accès à l'établissement et l'organisation des secours.

La procureure a pour l'instant relevé "un manque d'efficacité et des interférences" dans les communications le jour du drame. Elle précise qu'il est trop tôt pour assurer qu'une meilleure organisation aurait pu sauver des vies. La zone n'était pas considérée comme à risque, a confirmé à la presse le président du Conseil national des géologues.

Des autorités dépassées

Deux heures avant le drame, le directeur de l'hôtel avait demandé une intervention des autorités en décrivant dans un courriel une situation "préoccupante" : 2 mètres de neige autour de l'hôtel, l'électricité coupée, des clients terrorisés par les secousses sismiques de la matinée... Mais le courriel ne parle pas d'un risque d'avalanche, et ce jour-là, les autorités étaient dépassées dans toute la région.

Lundi matin, plus de 8000 personnes, dont des milliers de militaires, étaient toujours mobilisées dans le centre de l'Italie pour évacuer les habitants des zones à risque, approvisionner les hameaux isolés et rétablir électricité, téléphone ou gaz.

ATS