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Les principaux partis d'opposition italiens ont déposé samedi une motion de censure contre le gouvernement de Matteo Renzi. Elle intervient après la démission cette semaine d'une ministre à la suite d'accusations de trafic d'influence.

Le parti de centre-droit Forza Italia, dirigé par l'ancien Premier ministre Silvio Berlusconi, s'est joint au parti anti-immigration la Ligue du Nord pour présenter la motion de censure devant les deux chambres du parlement.

Le Mouvement Cinq Etoiles (M5S) prépare de son côté sa propre motion, selon la presse.

"Nous irons au parlement, je l'espère aussi rapidement que possible", a réagi sur son site internet M. Renzi, qui avait rejeté vendredi les appels à la démission.

Favoritisme

L'initiative de l'opposition intervient après la démission jeudi de la ministre du Développement économique Federica Guidia après des accusations de favoritisme au profit de son compagnon.

La ministre a été contrainte à la démission après la mise en examen de son compagnon, soupçonné d'avoir profité de ses relations avec elle pour favoriser les intérêts du groupe pétrolier français Total en Italie, en échange d'une promesse de collaboration entre sa propre entreprise pétrolière et Total, selon le parquet.

La décision "immédiate de Mme Guidia de démissionner a suscité la panique chez les différents partis d'opposition, au point que ne sachant que faire, ils ont commencé à crier (pour réclamer) la démission de l'ensemble du gouvernement, coupable d'on ne sait quoi", a ajouté M. Renzi.

Il a souligné que son Parti démocratique (PD, centre-gauche) allait poursuivre en justice Beppe Grillo, ancien comédien et fondateur du Mouvement Cinq Etoile pour avoir dit que tout le monde au sein du PD avait les "mains salies par le pétrole et l'argent".

sda-ats

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