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Le génocide de 1994 a abouti à la mort de 800'000 Tutsi et Hutu modérés. Des photos de certaines victimes avaient été exposées, en avril 2014 au Centre du mémorial du génocide à Kigali, pour commémorer le 20e anniversaire de ce tragique événement.

KEYSTONE/AP/BEN CURTIS

(sda-ats)

Le Rwanda a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête sur le rôle de vingt responsables français dans le génocide de 1994, selon le procureur général rwandais. Les relations entre les deux pays pourraient en être affectées.

"A l'heure actuelle, l'enquête porte sur 20 personnes qui, d'après les informations recueillies jusqu'à présent, sont tenues par l'Organe de poursuite (judiciaire) de permettre de mieux comprendre leur rôle et de décider s'ils elles seront poursuivies ou non", selon un communiqué du procureur général, Richard Muhumuza.

"Au fur et à mesure que les enquêtes se poursuivent, d'autres agents et/ou fonctionnaires français pourraient être appelés à assister l'Organe de poursuite dans le même sens", selon le texte. "Les autorités compétentes du gouvernement français ont été formellement engagées et le bureau du procureur général s'attend à ce que ces autorités compétentes veuillent bien coopérer tout au long de cette enquête judicaire sur la base de l'offre de la réciprocité".

Cette décision de la justice rwandaise devrait affecter les relations diplomatiques entre la France et le Rwanda. Les deux pays se sont opposés depuis 22 ans à propos des accusations sur le rôle de la France dans le génocide de 1994 ayant abouti à la mort de 800'000 Tutsi et Hutu modérés.

La tension entre les deux pays a notamment pour origine le rôle avant le génocide de la France qui était alliée du régime hutu de Juvénal Habyarimana. L'avion du président rwandais Habyarimana avait été abattu le 6 avril 1994. Cet attentat avait été suivi par cent jours de génocide dans le pays.

sda-ats

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