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Le procureur de Paris François Molins juge "absolument impossible" le placement en rétention des personnes fichées "S" (archives).

KEYSTONE/AP/CLAUDE PARIS

(sda-ats)

L'affaiblissement de l'Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak renforce le risque de nouveaux attentats en France, affirme vendredi le procureur de la République de Paris. François Molins met en garde contre la menace du retour des combattants djihadistes.

"Paradoxalement, l'affaiblissement de l'Etat islamique en zone irako-syrienne constitue un facteur qui renforce le risque d'attentat", déclare-t-il dans une interview au quotidien Le Monde. "On voit bien dans l'histoire du terrorisme que quand les organisations terroristes sont en difficulté sur zone, elles recherchent l'occasion de commettre des attaques à l'extérieur."

"Le deuxième facteur inquiétant tient à ce qu'on pourrait appeler la menace du retour: on sera à un moment ou à un autre confronté au retour d'un grand nombre de combattants français et de leurs familles", ajoute-t-il.

Pas de détention extrajudiciaire

François Molins juge par ailleurs "absolument impossible" le placement en rétention des personnes fichées "S" comme le préconisent plusieurs candidats à la primaire du parti Les Républicains (LR), dont l'ex-chef de l'Etat Nicolas Sarkozy.

"Il ne peut y avoir de détention préventive en dehors d'une procédure pénale", souligne le procureur. "C'est le socle de l'état de droit. On ne peut pas détenir quelqu'un avant qu'il ait commis une infraction."

sda-ats

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