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Aux côtés de la chancelière et du président, des dignitaires religieux orthodoxes, juifs ou musulmans étaient également présents à la cérémonie en la cathédrale Notre-Dame de Munich.

KEYSTONE/EPA DPA/ANGELIKA WARMUTH

(sda-ats)

L'Allemagne s'est recueillie dimanche à Munich derrière Angela Merkel et le président Joachim Gauck à la mémoire des 9 personnes tuées il y a une semaine par un jeune forcené. "Repli sur soi et méfiance" ne doivent pas gagner, a déclaré le cardinal Reinhard Marx.

Aux côtés de la chancelière et de M. Gauck, des dignitaires religieux orthodoxes, juifs ou musulmans étaient également présents à la cérémonie en la cathédrale Notre-Dame de Munich.

Dhari Hajer, qui dirige le conseil musulman de la ville, a mis en garde contre un glissement dans un "cercle vicieux de haine et de violence".

Appel à l'unité

Une commémoration a aussi eu lieu en fin d'après-midi au parlement régional de Bavière. Aucun gouvernement ne peut garantir une sécurité totale face aux attaques terroristes, y a déclaré le président allemand, appelant ses compatriotes à l'unité.

"Nulle part sur terre des responsables politiques ne peuvent apporter une telle garantie", a-t-il insisté. "Ce que nous pouvons faire, en revanche, c'est une chose sur laquelle nous devons travailler à nouveau: une alliance des organismes gouvernementaux et une société civile en alerte et active", a-t-il poursuivi.

"C'est la meilleure couverture possible contre l'essor des calculs cyniques des agresseurs violents."

Contre la marginalisation

"Nous resterons comme nous sommes, une communauté humaine qui se montre solidaire", a-t-il aussi dit.

"La société ne doit pas permettre que ces jeunes personnes soient laissées seules ni tolérer leur marginalisation", a-t-il ajouté, l'enquête ayant montré que le tireur, âgé de 18 ans, David Ali Sonboly, qui souffrait de troubles psychologiques, avait été harcelé dans son école.

Père menacé de mort

Dans l'édition dominicale du quotidien populaire Bild, le père de ce jeune Germano-Iranien dit avoir reçu "des menaces de mort" depuis la tuerie et considère que sa "vie à Munich est terminée".

Il a indiqué avoir porté plainte contre les élèves qui maltraitaient son fils il y a plusieurs années, après avoir été alerté par des jeunes de sa classe, mais déploré que rien n'en ait résulté.

David Ali Sonboly a tué neuf personnes le 22 juillet et en a grièvement blessé onze autres aux abords d'un grand centre commercial de Munich, avant de se donner la mort.

Animé par des idées d'extrême droite racistes, il était obsédé par les jeux vidéo violents et les tueries de masse, en particulier celle commise par le Norvégien Anders Behring Breivik. Ce dernier avait abattu 77 personnes, des jeunes surtout, en 2011. La fusillade de Munich a eu lieu cinq ans après, jour pour jour.

sda-ats

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