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L'exposition laisse une bonne place aux créations contemporaines.

KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

(sda-ats)

La photographie a révélé le paysage de montagne aux yeux du monde. Avec plus de 300 tirages, le Musée de l'Elysée montre la diversité de cette production, de 1840 à nos jours. A découvrir à Lausanne jusqu'au 30 avril.

"Jusqu'à la fin du 18e siècle, la montagne était considérée comme un endroit maudit. Personne n'osait y aller", rappelle Daniel Girardin, commissaire de l'exposition. Il a fallu l'arrivée des premiers alpinistes-photographes pour découvrir ces paysages.

On ne pouvait atteindre la haute montagne qu'au prix d'une technique assez complexe qui se développe dès le milieu du 19e siècle. La photographie, qui est contemporaine de l'invention de l'alpinisme, a investi ce territoire inédit, rappelle le conservateur du musée.

Depuis les origines

Avec "Sans limite. Photographies de montagne", l'Elysée documente l'évolution de la photographie de montagne depuis ses origines. Pour la première fois, une exposition raconte cette histoire en réunissant plus de 300 clichés de toutes les époques, signés par une centaine de photographes et provenant aux trois quarts des collections du musée.

"J'ai voulu montrer la variété des photographies de montagne. Le paysage change beaucoup, mais aussi les techniques, les formats. Il y a d'immenses possibilités esthétiques", explique Daniel Girardin.

L'exposition s'articule autour de quatre domaines: la photographie scientifique, qui a permis l'étude des roches et des glaciers; la photographie touristique, qui dès 1860, facilite la vente de centaines de tirages aux visiteurs; la photographie d'alpinisme, qui dévoile des paysages inaccessibles, et la photographie artistique.

Clin d'oeil au titre de l'exposition, la création est sans limite. L'accrochage laisse une bonne place aux travaux contemporains, car le numérique a renouvelé le genre. L'exposition présente ainsi des oeuvres de Jacques Pugin, Maurice Schobinger, Annelies Strba, Thomas Bouvier, Aurore Bagarry ou encore Mathieu Gafsou.

ATS