L'ONU appelle à ne pas oublier les réfugiés palestiniens


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Les Palestiniens en Syrie ont été confrontés à la situation de leurs grands-parents (archives).

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(sda-ats)

"Nous ne pouvons pas oublier" les Palestiniens malgré la crise migratoire qui occupe l'attention de la communauté internationale. L'ONU a lancé lundi à Genève un appel d'urgence de plus de 800 millions de dollars pour cette communauté.

Cette enveloppe doit permettre d'aider 1,6 million des 5,2 millions de réfugiés palestiniens. Plus de la moitié d'entre eux ont moins de 25 ans.

Au total, 411 millions de dollars sont demandés pour la Syrie et les réfugiés palestiniens au Liban et en Jordanie. Ils doivent alimenter une aide financière, une assistance en terme de nourriture et de soins.

Et 402 millions sont prévus pour les territoires palestiniens, dont plus de 350 millions pour la bande de Gaza. Là aussi, de l'argent liquide doit être versé, une aide alimentaire garantie et une contribution aux infrastructures apportée.

"Le monde ne peut se permettre de négliger" cette situation, a estimé le commissaire général de l'Agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), le Suisse Pierre Krähenbühl, devant la presse à Genève.

Pas d'indication liée à Trump

Celui-ci ne souhaite pas spéculer sur les menaces du président élu des Etats-Unis Donald Trump de diminuer le financement de son pays à l'ONU, de même que sur la possibilité de déplacer l'ambassade américaine à Jérusalem et de soutenir la colonisation. Washington constitue le principal donateur de l'UNRWA, devant l'UE et l'Arabie saoudite.

Le commissaire général de l'UNRWA appelle au contraire à "réinvestir dans un processus de paix significatif entre Israël et les Palestiniens" pour éviter que les jeunes ne cherchent plus à trouver un compromis. L'effet cumulé des conflits, de 50 ans d'occupation israélienne, de dix ans de blocus de Gaza et du chômage contribue à un environnement "très dur", affirme M. Krähenbühl.

Dans la bande de Gaza, le chômage atteint plus de 40% et dépasse même 60% chez les jeunes. Sur deux millions d'habitants de ce territoire, plus de 900'000 dépendent de l'aide alimentaire. Ce chiffre a été multiplié par plus de dix en quelques années et constitue "un scandale international", a indiqué M. Krähenbühl.

ATS

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