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L'UDC Vaud a décidé jeudi soir de suivre sa direction et d'exclure de ses rangs Claude-Alain Voiblet et Pierre Oberson. Les deux hommes sont liés à une sombre affaire d'affiches électorales.

Réunis en congrès jeudi soir à Savigny (VD), quelque 150 délégués de l'UDC vaudoise ont voté sur le sort de Claude-Alain Voiblet, député, conseiller communal lausannois et jusqu'à fin avril vice-président de l'UDC Suisse. Par 91 voix contre 57 et 3 abstentions, ils ont décidé de confirmer son exclusion de la section cantonale. Idem pour Pierre Oberson, président sur le départ de l'UDC du district de Lausanne, par 101 voix contre 49 voix et 1 abstention.

Devant l’assemblée, Claude-Alain Voiblet l'a reconnu et s'en est excusé: il a fait "un choix politique qui n'était pas le bon" en n'admettant pas tout de suite sa participation à une opération d'affichage sauvage. Après avoir rappelé son engagement de 32 ans au sein de l'UDC, il a aussi voulu s'excuser auprès de ses enfants pour toutes ces soirées prises par la politique.

Aucun doute

Mais c'est Philipp Stauber, conseiller communal lausannois qui a surtout pris la défense des deux hommes. "L’UDC Vaud ne laisse aucun doute quant à sa volonté d’exclure Claude-Alain Voiblet et Pierre Oberson", a-t-il tout de suite clamé. Et de s’interroger : "Qui n’a pas posé des affiches à des endroits indélicats pendant une campagne ?"

Pour l’homme, les personnes accusées ne se sont pas mises en porte-à-faux avec le parti suisse et son programme. Et de pointer du doigt les "méthodes détestables et contraires à toute forme de courtoisie" de l’UDC Vaud. Mais rien n’y a fait.

Grangier convainc

La démonstration du secrétaire général Kevin Grangier a visiblement convaincu la majorité des délégués qui n’ont pas tenu à donner une nouvelle chance au vice-président de l’UDC Suisse. Impossible toutefois de connaître la teneur des débats entre les délégués, la presse étant exclue des discussions qui ont précédé le vote.

Reste qu'au préalable, Kevin Grangier avait été très clair quant à la position de la direction : il y a eu des actes contre les affiches du parti, des mensonges répétés et une rupture du lien de confiance. Les deux protagonistes devaient en tirer les conséquences.

Sortie nocturne

L’affaire occupe le parti depuis plusieurs mois, mais c’est en mars dernier que le couperet était tombé. Les cadres de l’UDC Vaud avaient alors décidé de mettre un terme à leur collaboration avec Claude-Alain Voiblet, accusé d'avoir collé ses affiches de nuit sur celles d'autres collègues de parti, candidats aux fédérales.

Ils lui reprochaient également de ne pas assumer clairement ses responsabilités. La même sentence était prononcée à l’égard de Pierre Oberson impliqué dans à cette affaire.

Recours

Muets les premiers temps qui ont suivi cette décision, les deux hommes ont ensuite fait savoir qu’ils recouraient contre cette exclusion, d’où le vote des délégués jeudi soir.

Dans la soirée, on apprenait également que Claude-Alain Voiblet avait déjà quitté "de lui-même" le groupe UDC au Grand Conseil ainsi que les commissions auxquelles il appartenait. Signe des tensions entre le député et la direction du parti, "nous l’avons appris par le secrétariat du Grand Conseil", a précisé Kevin Grangier.

sda-ats

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