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"Nous devons procéder dans le même contexte qu'en Turquie: empêcher l'illégalité, mettre fin au jeu des passeurs et des trafiquants et améliorer la situation des réfugiés", a expliqué la chancelière Angela Merkel.

KEYSTONE/AP/RENE ROSSIGNAUD

(sda-ats)

Les dirigeants européens, réunis vendredi en sommet à Malte, se sont engagés à aider la Libye à lutter contre les passeurs, gage essentiel selon eux pour faire face au défi migratoire en Méditerranée. Leurs plans sont critiqués par certaines ONG.

Les discussions ont été "plus rapides qu'attendu", selon une source européenne. Une "déclaration de Malte" a été publiée à la mi-journée. Elle énumère dix priorités destinées à "briser le modèle économique" des passeurs, à sécuriser les frontières du pays ou encore à assurer des conditions décentes aux migrants bloqués dans la région.

Le président du Conseil européen Donald Tusk l'avait affirmé avant le sommet: "il est temps de fermer la route allant de la Libye à l'Italie". Beaucoup restent néanmoins sceptiques devant l'ampleur de la tâche. La Libye est en proie au chaos depuis 2011 et le gouvernement d'union nationale, en place à Tripoli, est loin de contrôler tout le territoire.

"Nous savons que la situation des réfugiés est dramatique en Libye. C'est pour cela que nous devons procéder dans le même contexte qu'en Turquie: empêcher l'illégalité, mettre fin au jeu des passeurs et des trafiquants et améliorer la situation des réfugiés", a expliqué, de son côté, la chancelière Angela Merkel à son arrivée à La Vallette.

Formation des garde-côtes

L'Union européenne (UE) va notamment renforcer un programme de formation des gardes-côtes libyens. Ces derniers agissent dans leurs eaux territoriales où ne peuvent entrer les opérations de sauvetage et de surveillance chapeautées par l'UE.

Les dirigeants européens se fixent également pour objectif d'améliorer la situation économique des communautés locales en Libye et de coopérer avec le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) de l'ONU et l'Organisation internationale des migrations (OIM) pour assurer de bonnes conditions d'accueil aux migrants stoppés et assister les volontaires dans un retour vers leur pays d'origine.

L'UE a aussi exprimé son soutien à l'Italie qui vient de s'engager à fournir des moyens financiers et matériels pour soutenir les initiatives libyennes. Il s'agit de renforcer les gardes-côtes et de mettre en place des camps sous autorité du ministère de l'Intérieur libyen, desquels doivent être organisés les retours.

ONG sceptiques

De nombreuses organisations internationales et ONG ont déjà mis en garde contre les mesures envisagées. "Se limiter à refouler des enfants désespérés dans un pays que beaucoup décrivent comme un enfer n'est pas une solution", a ainsi dénoncé Save the children à Bruxelles.

Près de 1200 migrants ont péri en mer entre la Libye et l'Italie au cours de l'hiver, dont 190 enfants, selon les estimations de l'Unicef. C'est 13 fois plus qu'à la même période un an plus tôt.

"Par cet accord, l'UE organise le refoulement vers leurs persécuteurs de personnes déjà éprouvées lors de leur premier passage en Libye", s'est alarmée de son côté Françoise Sivignon, présidente de Médecins du Monde.

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ATS