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Federica Mogherini, (2e g), Johannes Hahn (g) lavec Mevlut Cavusoglu (2e d).

KEYSTONE/AP/BURHAN OZBILICI

(sda-ats)

Federica Mogherini, la chef de la diplomatie européenne, s'est rendue vendredi en Turquie. Elle avait été critiquée par Ankara pour avoir tardé à réagir après le coup d'Etat avorté, et tente d'apaiser les tensions et d'intensifier le dialogue avec Ankara.

Cette visite, la première d'un responsable de l'UE de ce rang depuis la tentative de coup d'Etat du 15 juillet, a été l'occasion pour Federica Mogherini notamment de condamner la tentative de coup d'Etat du 15 juillet.

"Une chose est absolument claire: (...) une quelconque tentative de coup d'Etat n'a pas lieu d'être", a-t-elle affirmé lors d'une conférence de presse avec le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu. "Nous avons convenu de nous parler davantage (...) , en faisant preuve du plus grand respect", a-t-elle ajouté.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a critiqué à plusieurs reprises ce qu'il perçoit comme un manque de soutien de l'Occident à son gouvernement après le putsch avorté, dont il attribue la responsabilité à l'ex-prédicateur Fethullah Gülen qui vit en exil aux Etats-Unis.

Travailler ensemble

Mme Mogherini a assuré que les deux parties avaient eu des "discussions profondes" pour que l'Etat de droit soit respecté, après de vives critiques adressées par des responsables européens à Ankara à la suite de dizaines de milliers d'arrestations survenues au lendemain de la tentative de coup d'Etat.

"Nous devons travailler ensemble parce que nous avons des problèmes qui affectent notre peuple. Et s'il y a un problème, nous devons travailler ensemble pour trouver une solution", a pour sa part déclaré M. Cavusoglu.

Mme Mogherini et le commissaire européen en charge de l'élargissement Johannes Hahn, qui l'accompagne lors de cette visite, ont affirmé que de nouveaux chapitres dans les discussions pour l'adhésion de la Turquie à l'UE s'ouvriraient et que la question de la libéralisation des visas pour les Turcs voyageant dans l'UE était toujours sur la table.

Avenir commun

M. Hahn a reconnu qu'il y avait eu de part et d'autres "plusieurs irritations", ajoutant qu'Ankara devait faire des progrès. "La Turquie a été, est, et sera un pays candidat. Et en tant que pays candidat, elle doit appliquer des standards plus élevés", a-t-il ajouté.

M. Hahn a précisé que les chapitres 23 et 24 - relatifs à la justice, aux droits, à la liberté et à la sécurité - du processus d'adhésion devraient être ouverts dès que possible. Jusqu'à présent, 16 chapitres ont été ouverts.

Pour le ministre turc des Affaires étrangères, "la Turquie est un pays européen, une démocratie européenne". "L'avenir de l'Europe est le nôtre", a-t-il ajouté.

sda-ats

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