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L'Union syndicale suisse a présenté mercredi ses priorités pour 2017, parmi lesquelles figurent l'avenir des assurances sociales, la lutte contre le chômage et la réduction des primes maladie (photo symbolique).

KEYSTONE/ANTHONY ANEX

(sda-ats)

L'avenir des assurances sociales, la lutte contre le chômage, la réduction des primes maladie: l'Union syndicale suisse (USS) a défini ses priorités pour 2017. Pour combler ces dépenses, elle trouve l'argent à la BNS et auprès de la Commission de la concurrence.

L'évolution de l'économie suisse de ces dernières années est inquiétante, affirme l'USS dans un communiqué publié mercredi lors de sa traditionnelle conférence de presse de début d'année. Le produit intérieur brut (PIB) stagne pratiquement et le chômage augmente, constate l'USS qui ajoute que "l'ancien malade de l'Europe, l'Allemagne, est en train de dépasser la Suisse".

Face à ce tableau plutôt sombre, l'USS propose d'aller chercher l'argent auprès de la Banque nationale suisse (BNS) et de la Commission de la concurrence (Comco). Ainsi les quelque 1,2 milliard de francs que gagne la BNS grâce aux taux d'intérêt négatifs doivent être versés aux caisses de pensions, via le Fonds de garantie LPP. L'USS attend en outre de la BNS qu'elle s'oppose avec "beaucoup plus d'énergie" à la surévaluation du franc.

Quant à la manne issue des amendes encaissées annuellement par la Comco, estimée à près de 300 millions de francs, elle doit être rendue à la population, revendique l'USS. Par exemple via une réduction des primes maladie, comme cela se fait avec le produit de la taxe sur le CO2, précise la faîtière syndicale.

Primes maladie en fonction du revenu

S'agissant des primes de l'assurance maladie, elles ne doivent en aucun cas excéder 10% du revenu net corrigé des déductions pour enfant, ajoute l'USS. Selon elle, l'assurance maladie devra, à long terme, être financée en fonction des revenus, comme toute assurance sociale.

Des assurances sociales qui ne manqueront pas de tenir le haut de l'actualité parlementaire en 2017, avec la suite du débat sur la Prévoyance vieillesse 2020. L'USS réaffirme à ce propos son attachement à la version du Conseil des Etats, qui renforce l'AVS.

Le tour d'horizon dressé par la direction de l'USS s'est aussi arrêté sur les services publics, dont la très grande qualité assure la prospérité suisse. Confédération, cantons et communes doivent préserver cette réalité à travers leurs politiques de dépenses, c'est-à-dire en renonçant à des baisses d'impôts exagérées du type RIE III, considérées comme "de l'argent jeté par les fenêtres".

ATS