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Co-auteur du film, Harry Shearer, qui a également co-écrit la bande sonore et interprétait le rôle du bassiste du groupe de hard-rock dans ce faux documentaire parodique (archives).

KEYSTONE/EPA/PAUL BUCK

(sda-ats)

Harry Shearer, voix de nombreux personnages de la série animée "Les Simpsons", attaque en justice Vivendi. Accusant le géant français des médias de "fraude" dans la gestion des droits d'un film sorti en 1984, l'acteur américain lui réclame 125 millions de dollars.

Harry Shearer, qui prête sa voix à plus d'une vingtaine de personnages des Simpsons (Ned Flanders, M. Burns, etc.), a déposé "une plainte en justice pour fraude à Los Angeles contre le conglomérat français Vivendi". Il dénonce des "méthodes comptables frauduleuses dans la gestion des droits du film This is Spinal Tap", sorti en 1984, selon un communiqué diffusé mardi.

Co-auteur de ce film, Harry Shearer, qui a également co-écrit la bande sonore et interprétait le rôle du bassiste du groupe de hard-rock dans ce faux documentaire parodique, "demande 125 millions de dollars tant au titre des droits non perçus qu'à titre d'indemnisation".

La pointe de l'iceberg

"This is Spinal Tap", une comédie sur "le groupe le plus bruyant d'Angleterre" est sortie en 1984 au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, où il est devenu un film culte malgré un faible nombre d'entrées en salles.

Vivendi avait acquis les droits du film - via Canal+ - en 1989, date à partir de laquelle, selon la plainte, "ont débuté de véritables manoeuvres pour masquer les revenus d'exploitation" et "ainsi minimiser les droits".

"Je ne serais pas surpris que notre cas ne soit que la partie visible de l'iceberg. J'intente cette action en justice en mon nom, mais c'est aussi pour le compte de tous les créateurs de films grand public dont le talent n'est pas justement rémunéré que j'agis", écrit Harry Shearer. L'acteur a lancé en parallèle la campagne "Fairness Rocks" pour inciter les artistes à réclamer leur dû.

En 1982, Harry Shearer avait signé, avec les trois autres co-auteurs du film, un accord avec Embassy Pictures, qui attribuait "40% des recettes nettes aux créateurs, calculées sur l'ensemble des sources de revenus, film, musique et produits dérivés", selon le communiqué.

Or Vivendi a chiffré à 81 dollars la part revenant aux quatre créateurs entre 1984 et 2006, selon le communiqué. Le groupe français n'a pas souhaité commenter ces poursuites.

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ATS