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A la Bourse suisse, la faiblesse des données sur les exportations chinoises ont relancé les craintes sur la situation économique de ce pays (archives).

KEYSTONE/GAETAN BALLY

(sda-ats)

La Bourse suisse a poursuivi son repli jeudi, en raison de la faiblesse des données sur les exportations chinoises, qui ont relancé les craintes sur la situation économique de ce pays. L'indice des valeurs vedettes (SMI) a reculé de 0,85%, clôturant à 7999,93 points.

Le SLI a perdu 1,08% à 1226,49 points et le SPI 0,78% à 8742,07 points. Sur les trente blue chips, 25 ont reculé et cinq avancé.

Outre la Chine, la Réserve fédérale américaine (Fed) continue de susciter bien des discussions. Les minutes de la séance de septembre de l'institution, publiées mercredi soir, ont montré de fortes divergences entre les membres du Comité monétaire FOMC.

L'impression que la Fed devrait bientôt relever ses taux s'est toutefois renforcée. Les investisseurs ont aussi boudé les achats car les voix qui mettent en garde contre les risques économiques et politiques sont nombreuses.

Aux Etats-Unis, les prix à l'importation ont augmenté de 0,1% en septembre, une déception, et les demandes hebdomadaires d'allocations chômage sont restées stables, à un plus bas depuis 43 ans et Wall Street reculait en début de séance, inquiète notamment de la situation de l'économie chinoise.

Les bancaires souffrent

En Suisse. les bancaires UBS (-3,4%) et Credit Suisse (-3,2%) ont particulièrement souffert. Les investisseurs craignent pour la capitalisation des grandes banques européennes et en particulier pour la Deutsche Bank, en discussions avec la justice américaine pour solder l'affaire des subprime. L'institut pourrait devoir payer plusieurs milliards de dollars de pénalités. Julius Baer a perdu 2,5%.

Les craintes pour la conjoncture mondiale ont aussi plombé les cycliques LafargeHolcim (-3,1%), Adecco (-2,3%) et Dufry (-2,0%). SGS (-1,9%) a été rétrogradé à "underperform" par RBC qui conseille aux investisseurs de prendre leurs bénéfices après une période positive pour le titre.

Les assurances Zurich (-2,0%), Swiss Life (-1,2%) et Bâloise (-1,3%) ont aussi nettement reculé. Les analystes de Morgan Stanley estiment que Zurich a des réserves "suffisantes" en comparaison de branche, mais plutôt faibles et ils ont confirmé "equal weight". Bâloise a enregistré le départ de son directeur financier (CFO) German Egloff et de son responsable des investissements (CIO) Martin Wenk.

Les poids lourds pharma Novartis (-0,4%) et Roche (-0,6%) ont aussi pesé sur l'indice. Jefferies a abaissé l'objectif de cours des deux titres avant les chiffres trimestriels. Nestlé (-0,5%) a également fléchi. Son concurrent Unilever a publié des chiffres trimestriels supérieurs aux attentes, ce qui permet d'espérer une bonne surprise de la part du géant de Vevey.

Le luxe en verve

Les gagnants sont notamment les valeurs du luxe Richemont (+1,9%) et Swatch (+4,6%). Pour ces deux derniers, les courtiers ont parlé d'achats de couverture après les bons chiffres trimestriels du concurrent français LVMH et un relèvement de recommandation par Goldman Sachs.

Sur le marché élargi, Gurit (-6,5%) a souffert d'une rétrogradation à "sell" par UBS, qui parle de surcapacités sur le marché éolien chinois et d'une vive concurrence dans le secteur de l'automobile.

ams (-3,0%) a poursuivi sur sa lancée négative, souffrant des problèmes de son second principal client, Samsung. L'action BNS (-2,7%) a encore corrigé après son récent sommet historique.

sda-ats

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