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La conseillère d'Etat zurichoise Silvia Steiner (PDC) préside depuis le début de l'année la Conférence des directeurs cantonaux de l'instruction publique (CDIP), qui vise à consolider la coopération intercantonale (archives).

KEYSTONE/WALTER BIERI

(sda-ats)

La coopération intercantonale en matière d'éducation sera consolidée ces prochaines années. C'est l'objectif principal de la Conférence des directeurs cantonaux de l'instruction publique (CDIP), présidée depuis le début de l'année par la zurichoise Silvia Steiner.

En 2019, la CDIP dressera un deuxième bilan de l'harmonisation de la scolarité obligatoire (concordat HarmoS), a-t-elle indiqué mardi devant les médias à Berne, en présentant son programme. La conférence disposera alors pour la première fois de résultats d'évaluation sur les objectifs nationaux de formation adoptés en 2011.

Ces évaluations sont basées sur des groupes représentatifs d'élèves. Elles ont été réalisées en 2016 (en mathématiques à la fin de l'école obligatoire) ou le seront en 2017 (dans la langue de scolarisation et la première langue étrangère à la fin du degré primaire). Le premier bilan d'HarmoS, tiré en 2015, était positif, a rappelé l'organe intercantonal.

Parmi les dossiers principaux de la CDIP, qui applique actuellement douze concordats intercantonaux, l'enseignement des langues occupe toujours une place importante. Les directeurs cantonaux souhaitent maintenir la stratégie décidée en 2004, appliquée aujourd'hui dans 23 cantons.

Contraignante pour tous les cantons, elle prévoit que les élèves commencent à apprendre une première langue étrangère en 3e primaire au plus tard et une deuxième en cinquième. Au moins l'une des deux doit être une langue nationale.

Pas d'intervention de la Confédération

Suite aux velléités de certains cantons alémaniques de s'écarter de ce modèle, le conseiller fédéral Alain Berset a envisagé une intervention de la Confédération. Le gouvernement a toutefois renoncé, à la mi-décembre, à forcer la main aux cantons, mais il se réserve le droit de relancer la machine si l'apprentissage d'un deuxième idiome national dès l'école primaire était remis en cause.

La CDIP s'était félicitée de cette décision. Les cantons alémaniques sont hostiles à une telle intervention, estimant inacceptable que la Confédération empiète sur les compétences cantonales.

Il faut dire que la situation s'était quelque peu détendue en automne, avec plusieurs décisions politiques. Ainsi en septembre, les St-Gallois avaient rejeté une initiative qui ouvrait la voie à l'enseignement d'une seule langue étrangère au primaire. Rebelote en novembre en Thurgovie et à Schaffhouse, avec le rejet d'initiatives UDC contre le nouveau plan d'études scolaires.

Et le gouvernement thurgovien a formulé un plan comprenant une version intégrant le français au primaire, en attendant que le Grand Conseil ne se prononce au printemps sur une éventuelle relégation de cet enseignement au secondaire.

En matière d'enseignement des langues, la CDIP pourra désormais aussi compter sur compter sur le soutien de la nouvelle Agence pour la promotion des échanges et de la mobilité. Cette instance chapeautera les échanges nationaux et internationaux en matière de formation et de culture. La Confédération et les cantons ont choisi cette option, mettant fin à la collaboration avec la Fondation ch.

Informatique obligatoire au gymnase?

Toujours au chapitre des objectifs, la CDIP lancera cette année une consultation sur un projet visant à faire de l'informatique une discipline obligatoire de la formation gymnasiale. La conférence souhaite aussi élaborer une stratégie pour l'éducation à l'ère du numérique.

La CDIP tentera aussi de mieux comprendre les raisons du décrochage universitaire et de prendre des mesures pour y remédier. Elle veut en outre mener à bien la révision totale de l'accord intercantonal sur le financement des universités (AIU) et ouvrir des négociations avec la Confédération sur l'intégration et la scolarisation des adolescents et jeunes adultes arrivés tardivement en Suisse.

Nouvelle présidente

Depuis le début de l'année, la CDIP est présidée pour quatre ans par la conseillère d'Etat zurichoise Silvia Steiner (PDC), 58 ans, qui a succédé au Bâlois Christoph Eymann, en poste depuis 2013. La démocrate-chrétienne est à la tête de la Direction de l'éducation du canton de Zurich depuis 2015 et membre du comité de la CDIP depuis mai de la même année.

ATS