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La décision malaisienne intervient deux semaines après l'assassinat de Kim Jong-Nam, demi-frère du dirigeant nord-coréen, victime d'une attaque au VX, un agent neurotoxique, à l'aéroport de Kuala Lumpur (archives).

KEYSTONE/AP/ITSUO INOUYE

(sda-ats)

La Malaisie va suspendre l'entrée sans visa des ressortissants nord-coréens, annonce jeudi l'agence d'Etat Bernama en citant le vice-Premier ministre. La mesure sera effective à compter du 6 mars.

Les Nord-Coréens souhaitant se rendre en Malaisie devront obtenir un visa à partir de cette date. Et ce pour des raisons de sécurité nationale, rapporte l'agence en citant le dirigeant, Ahmad Zahid Hamidi.

La décision intervient deux semaines après l'assassinat de Kim Jong-nam, demi-frère du dirigeant nord-coréen, victime d'une attaque au VX, un agent neurotoxique, à l'aéroport de Kuala Lumpur. Deux femmes soupçonnées du meurtre, une Vietnamienne âgée de 28 ans, et une Indonésienne de 25 ans, ont été inculpées en Malaisie.

Le Nord-Coréen Ri Jong Chol, soupçonné d'implication dans le meurtre, sera pour sa part expulsé vendredi vers la Corée du Nord, faute de preuves suffisantes, a déclaré jeudi à Reuters le procureur général Mohamed Apandi Ali.

Sept autres suspects nord-coréens ont été identifiés par la police malaisienne, notamment un haut responsable de l'ambassade nord-coréenne.

Quatre d'entre eux ont quitté le pays, a annoncé la police. Les trois autres, dont ce diplomate et un responsable de la compagnie nord-coréenne Air Koryo, doivent encore se présenter devant la justice.

"Ordre permanent"

Depuis le début de cette affaire aux relents de Guerre froide, la Corée du Sud pointe un doigt accusateur sur son voisin du Nord, citant un "ordre permanent" de Kim Jong-Un pour éliminer son demi-frère. Celui-ci vivait en exil depuis des années mais s'était montré critique envers un régime parmi les plus hermétiques au monde.

La Corée du Nord, qui n'a pas reconnu l'identité de la victime, proteste vigoureusement contre l'enquête des autorités malaisiennes, accusées d'arrières-pensées politiques. De même Pyongyang n'a pas accepté les conclusions de l'autopsie.

Kuala Lumpur a déjà rappelé son ambassadeur en Corée du Nord et convoqué l'ambassadeur nord-coréen à Kuala Lumpur.

ATS