Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Les "guggenmusiks" masquées s'en donnent à coeur joie lors du cortège du carnaval de Bâle.

KEYSTONE/AP Keystone/GEORGIOS KEFALAS

(sda-ats)

Le carnaval de Bâle a débuté lundi: le traditionnel "Morgestraich" a lancé les festivités lundi à 04h00 précises, les lanternes éclairant la ville entre deux averses. Le cortège a ensuite éclaboussé les rues de sons et de couleurs, malgré la pluie.

Le premier jour du carnaval n'a pas été épargné par la pluie qui a dilué la foule, nettement moins dense qu'à l'accoutumée sur le parcours du cortège.

Certains membres des cliques ont revêtu lundi après-midi des imperméables transparents pour ne pas abîmer masques surdimensionnés et costumes.

Mais l'ambiance reste au rendez-vous : les "guggenmusiks", souvent masquées, soufflent dans leurs instruments, les chars défilent, les cliques arborent fifres et tambours. Et les quais se colorent de confettis.

Donald Trump sur les chars

Parmi les chars, l'élection présidentielle américaine est l'un des sujets phares. La mort, arborant un uniforme de général américain constellé de médailles, conduit une clique costumée en prisonniers noirs, arabes ou chinois: la satire politique n'est pas masquée.

Suit un char séparé en deux par un mur: à l'avant du char, Donald Trump asperge la foule de confettis, pendant que des Mexicains en poncho restent derrière le mur. Enfin, une troisième clique promène dans un cercueil la Statue de la Liberté.

Les thèmes sportifs n'ont pas été négligés, comme l'équipe islandaise de football qui avait marqué les esprits lors de l'Euro, ou l'évocation des Jeux olympiques de Rio.

On trouve également parmi les chars des vikings sur un drakkar, des mousquetaires aux costumes de velours ou une machine inspirée des oeuvres de Jean Tinguely, accompagnée de masques de cet artiste.

Certains chars se distinguaient par des actions plus cocasses, comme ces chevaliers végétariens, armés d'une catapulte et arrosant la foule de carottes. Ou cette clique motorisée, à vélomoteur, masquée de crâne de vaches, loin de l'image traditionnelle du carnaval de Bâle.

Lanternes dans la nuit

Les festivités ont été lancées à 4 heures pile lorsque les lumières de la ville se sont éteintes. Les cliques ont alors commencé à déambuler dans les rues avec leurs grandes lanternes au rythme des fifres et des tambours.

Des milliers de spectateurs ont assisté au début des festivités par un temps sec mais frisquet (4 degrés). La pluie, qui avait abondamment arrosé la région durant la nuit, a marqué une pause lors du "Morgestraich".

Les cliques et le public se sont ensuite mis à l'abri pour déguster la traditionnelle soupe de farine accompagnée de tartelettes aux oignons ou au fromage.

Pas moins de 482 cliques, chars et "guggenmusiks" sont annoncés. C'est 20 de plus que l'année passée. Un deuxième cortège aura lieu mercredi après-midi. Le carnaval se terminera jeudi au petit matin.

ATS