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Les chercheurs ont découvert qu'en l'espace d'une vingtaine d'années, le rôle joué par la pollution atmosphérique avait sensiblement augmenté (photo symbolique).

Keystone/AP/ANTONIO CALANNI

(sda-ats)

La pollution atmosphérique est devenu l'un des principaux facteurs de risque des accidents vasculaires cérébraux (AVC), notamment dans les pays en développement. C'est ce qu'indique une étude publiée vendredi dans la revue spécialisée The Lancet Neurology.

"Nous avons été surpris de découvrir qu'une proportion étonnamment élevée du fardeau global des AVC pouvait être attribuée à la pollution atmosphérique, en particulier dans les pays en développement", souligne le Pr Valery L. Feigin, de l'Université de technologie d'Auckland (Australie) qui a dirigé l'étude.

L'étude menée dans 188 pays entre 1990 et 2013 s'est penchée sur le "fardeau" de la maladie, c'est-à-dire le nombre de journées perdues à cause d'une mortalité prématurée et des années de vie productives perdues en raison d'incapacités.

Quinze millions par année

En passant en revue 17 facteurs de risque, les chercheurs ont découvert qu'environ 90% du "fardeau" des AVC pouvait être attribué à des facteurs de risques modifiables. Il s'agit essentiellement des facteurs de risques comportementaux tels que le tabagisme, une mauvaise alimentation ou la sédentarité.

Chaque année dans le monde, quelque 15 millions de personnes sont touchées par un AVC, six millions en meurent et 5 millions survivent avec des handicaps permanents.

Les principaux facteurs de risques sont connus, même si des différences peuvent exister selon les pays: il s'agit de l'hypertension, d'une alimentation pauvre en fruits et légumes, de l'obésité, de la sédentarité, du tabac ou encore d'une alimentation trop riche en sucre ou en sel.

Attention aux boissons sucrées

Mais les chercheurs ont découvert qu'en l'espace d'une vingtaine d'années, le rôle joué par la pollution atmosphérique avait sensiblement augmenté. La part attribuable à la pollution a été évaluée à 33,7% dans les pays à bas et moyens revenus contre seulement 10,2% dans les pays à hauts revenus en 2013, en forte hausse depuis 1990.

En Asie du sud et en Afrique sub-saharienne, la part atteint même 40%, notamment à cause de la pollution de l'air intérieur due à l'utilisation de combustibles solides pour se chauffer ou faire la cuisine.

Au-delà de la pollution, plusieurs autres facteurs de risques jouent un rôle croissant dans les AVC au niveau mondial. C'est notamment le cas de l'obésité et de la sédentarité. Les consommations de boissons sucrées ont pour leur part augmenté de 84%, aboutissant à une augmentation du risque lié à ce facteur de 63%.

sda-ats

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