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En Suisse, la population a atteint 8'327'100 personnes fin 2015 (photo symbolique).

KEYSTONE/GAETAN BALLY

(sda-ats)

En 2015, la population de la Suisse a progressé de 1,1%, soit moins fortement qu'en 2013 et 2014. A la fin de l'année passée, elle s'établissait à 8'327'100 personnes. Le nombre de naturalisations a lui progressé de 23.9% par rapport à 2014.

La population a augmenté de 89'500 personnes, selon les chiffres définitifs publiés vendredi par l'Office fédéral de la statistique (OFS). Les tendances observées en avril sont confirmées. La migration internationale est le premier facteur de croissance démographique en Suisse.

En 2015, la Suisse a enregistré 188'500 immigrations et 116'600 émigrations. Soit un solde migratoire de 71'900 personnes de nationalité suisse et étrangère, indique l'OFS. Le solde migratoire recule de 5,7% en 2015 par rapport à 2014. Il est en baisse depuis 2013.

L'accroissement naturel contribue également à l'accroissement de la population. Selon l'OFS, la Suisse se distingue en cela de nombreux autres pays, comme l'Allemagne, la Grèce, l'Italie ou le Portugal, qui affichent plus de décès que de naissances. En 2015, la Suisse a enregistré 86'600 naissances et 67'600 décès, soit un accroissement de 19'000 personnes.

Naturalisations en hausse

Le nombre de ressortissants étrangers en Suisse est passé à 2'048'700 personnes, soit 24,6% de la population résidante permanente. Ils sont 396'600 d'entre eux à être nés en Suisse. Parmi les étrangers nés hors de Suisse, ils sont 44% à résider en Suisse depuis 10 ans ou plus.

En 2015, 2,1% des titulaires d'autorisations d'établissement ou de séjour ont acquis la nationalité suisse, soit 40'700 personnes. La progression est de 23,9% par rapport à 2014. " Ce sont avant tout des personnes au bénéfice d'un permis C, qui sont là depuis longtemps, qui se naturalisent", précise Fabienne Rausa, de la Section Démographie et migration de l'OFS.

La tendance à la hausse s'observe pour la majorité des nationalités, indique encore la spécialiste de l'OFS. Les incertitudes liées au contexte politique pourraient expliquer cet engouement pour le passeport suisse à croix blanche, expliquait en janvier Etienne Piguet, professeur de géographie humaine de l'Université de Neuchâtel.

sda-ats

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