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Le politologue Claude Longchamp et son équipe de l'institut GfS Berne continueront de réaliser les sondages pré-votations pour la SSR (archives).

KEYSTONE/GAETAN BALLY

(sda-ats)

L'institut gfs.bern continuera de réaliser les sondages pré-votations de la SSR pour la législature 2016-2019. Le groupe audiovisuel public a également mandaté Sotomo qui lui se chargera du baromètre des élections.

La SSR a fait son choix parmi 18 instituts de recherche suisses. Sotomo et gfs.bern se sont révélés être les meilleurs candidats en termes de qualité, de prix et de respect des conditions média SSR dans les quatre régions linguistiques, a indiqué jeudi le groupe audiovisuel public.

Ces dernières années, le mandat revenait uniquement à gfs.bern. A partir des votations du 25 septembre, Sotomo, dirigé par le politologue Michael Hermann, appuiera l'équipe de Claude Longchamp, également politologue, pour sonder l'intention de vote des citoyens suisses. Elle ne s'occupera toutefois que du baromètre des élections fédérales. En plus des extrapolations des dimanches de scrutin, l'institut gfs.bern sera désormais aussi chargé de celles des résultats des élections fédérales.

Mix de méthodes

Attribuer le mandat à deux instituts permet de combiner différentes méthodes, explique la SSR. Sotomo réalisera des enquêtes d'opinion en ligne auprès de la population, avant les élections, tandis que gfs.bern continuera à mener des sondages téléphoniques assistés par ordinateur. Une nouveauté: les réseaux fixe et mobile seront utilisés.

Depuis 1998, la SSR publie régulièrement des sondages pré-élections et pré-votations de même que des extrapolations les dimanches de scrutin.

Analyses Vox

En novembre, la Chancellerie fédérale avait annoncé mettre fin au contrat avec gfs.bern pour l'analyse des votations. C'est la Fondation suisse pour la recherche en sciences sociales FORS qui a pris le relais de la Communauté de recherche Analyses VOX. Elle collabore avec le centre pour la démocratie directe Aarau et l'institut LINK.

La décision avait été prise après un appel d'offres. La première analyse fournie par la nouvelle équipe est prévue pour le second semestre 2016.

Jusqu'ici, l'institut gfs.bern récoltait les données des analyses VOX, qui étaient ensuite décortiquées par les instituts de sciences politiques des universités de Zurich, Berne et Genève.

Polémiques

Le Conseil fédéral s'informe sur l'avis de l'opinion publique au travers des analyses post-votations. Il avait affirmé ne pas vouloir s'en passer, bien qu'elles aient fait l'objet de polémiques.

En effet, après l'acceptation de l'initiative contre l'immigration de masse, l'analyse VOX stipulait que seuls 17% des Suisses de moins de 30 ans avaient participé au scrutin. L'affirmation avait dû être corrigée après que plusieurs politologues avaient dénoncé un taux beaucoup trop bas.

sda-ats

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