Le beau-frère du roi reste en liberté sans caution


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Inaki Urdangarin à son arrivée jeudi devant la Cour de Palma de Majorque

KEYSTONE/AP/JOAN LLADO

(sda-ats)

Le beau-frère du roi d'Espagne Inaki Urdangarin, condamné à six ans de prison dans une affaire de corruption, a été laissé libre dans l'attente d'une décision de justice définitive. Le tribunal des Iles Baléares a pris cette décision jeudi.

Ce dernier n'a pas demandé le versement d'une caution de 200'000 euros, comme le souhaitait le parquet, et l'a autorisé à rester dans le canton de Genève où il réside avec l'infante Cristina et leurs enfants. Son contrôle judiciaire lui impose de se présenter une fois par mois devant "l'autorité judiciaire de ce pays", la Suisse donc. Il devra aussi faire part de tout déplacement en dehors de l'UE.

A son entrée au tribunal jeudi matin, M. Urdangarin a dû essuyer des huées de manifestants qui le traitaient de "voleur". "Le tribunal ne pourra jamais aller au-delà de ce qui est demandé", a commenté avec satisfaction un des avocats de l'infante Cristina, Pau Molins.

Ses avocats disposent encore d'un délai de quelques jours, jusqu'au 28 février, pour interjetter appel.

Le mari de l'infante Cristina avait été condamné le 17 février dernier à six ans et trois mois de prison et une amende de 512'000 euros, mais son avocat avait annoncé son intention de faire appel. L'ancien champion olympique de handball était accusé d'avoir détourné entre 2004 et 2006 des subventions attribuées à une fondation à but non lucratif qu'il présidait, appelée Noos.

Inaki Urdangarin a été reconnu coupable notamment de prévarication, détournement de fonds publics, fraude fiscale et trafic d'influence.

ATS

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