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Selon l'AEE, le risque de voir des événements comme les inondations de Paris en juin 2016 se reproduire pourrait doubler ces prochaines années (archives).

KEYSTONE/AP/FRANCOIS MORI

(sda-ats)

L'Europe du Sud et du Sud-Est risque de devenir "un point névralgique" du réchauffement climatique. Il pourrait s'y traduire par des phénomènes extrêmes tels que canicules, inondations, sécheresses et tempêtes, estime l'Agence européenne pour l'environnement (AEE).

Les températures mondiales ont enregistré en 2016 un record pour la troisième année consécutive, a rapporté la semaine passée l'Organisation météorologique mondiale (OMM), signalant des vagues de chaleur sans précédent en Inde et une fonte des glaces arctiques inédite.

Ces épisodes climatiques extrêmes se sont traduits par des pertes économiques de près de 400 milliards d'euros (environ 430 milliards de francs) dans les pays membres de l'AEE entre 1980 et 2013 et ont coûté la vie à plus de 85'000 personnes sur la même période, ajoute ce rapport quadriennal de l'AEE présenté mercredi à Copenhague.

"Toutes les régions européennes sont vulnérables au changement climatique, mais certaines connaîtront des incidences plus négatives que d'autres", estime le rapport. "L'Europe du Sud et du Sud-Est devrait être un point névralgique du changement climatique, tant elle devrait subir le plus grand nombre d'incidences défavorables".

Pics de chaleur

Cette partie du globe connaît déjà des pics de chaleur inédits avec une baisse du niveau des précipitations et des cours d'eau qui renforcent les effets de sécheresse, réduisent les rendements agricoles, augmentent les risques d'incendies et ont de vastes incidences sur les écosystèmes.

"Les zones côtières et les plaines inondables de l'ouest de l'Europe sont également considérées comme des points névralgiques", poursuit le rapport, "car elles courent un risque d'inondation accru lié à l'augmentation du niveau de la mer et à l'accroissement possible des ondes de tempête".

L'AEE note que certaines régions, notamment l'Europe du Nord, pourraient connaître des incidences positives par l'amélioration de leurs conditions agricoles, mais elle rappelle que "la plupart des régions et des secteurs seront affectés négativement".

Affaiblissement d'El Nino

Selon les prévisions, 2017 ne devrait pas établir de record de la température moyenne mondiale en raison de l'affaiblissement du phénomène El Nino dans la partie est de l'océan Pacifique. Il n'en reste pas moins que les émissions de gaz à effet de serre continuent de s'accumuler dans l'atmosphère et accentuent le réchauffement.

"Les changements climatiques se poursuivront durant de nombreuses décennies. L'ampleur des changements futurs et leurs conséquences dépendront de l'efficacité de l'application de nos accords internationaux", a estimé Hans Bruyninckx, directeur exécutif de l'AEE.

ATS