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Chaque jour près de 62'000 Italiens viennent travailler au Tessin (Photo symbolique).

KEYSTONE/KARL MATHIS

(sda-ats)

Les Tessinois veulent combattre le dumping salarial. Ils ont adopté dimanche une initiative de l'UDC et un contre-projet du gouvernement à un texte de la gauche. La première s'appuie sur la préférence indigène, le second renforce les mesures d'accompagnement.

L'initiative de l'UDC "Les nôtres d'abord" vise à trouver une solution urgente pour le marché du travail au Tessin, dans l'attente des mesures prévues au niveau fédéral. Mais rien ne dit que cette solution soit réellement plus rapide. La modification constitutionnelle, qui pourrait contrevenir au droit international, doit encore recevoir la garantie des Chambres fédérales.

Les autorités auraient, elles, préféré attendre que Berne décide de l'application de l'initiative fédérale du 9 février 2014,qui reprend justement le modèle tessinois d'une clause de sauvegarde, laquelle bénéficie du soutien de la Conférence des gouvernements cantonaux.

Mais le peuple a préféré la solution la plus radicale, de l'UDC, qui a recueilli 59,4% de oui. Le contre-projet à cette initiative a lui été rejeté (38,9%). La participation a atteint 44,9%.

Renforcer les contrôles, mais pas trop

S'agissant des mesures d'accompagnement, c'est financièrement que la différence entre les deux projets apparaît. L'initiative nécessite l'engagement de 40 millions de francs sur quatre ans alors que le contre-projet est quatre fois moins cher.

C'est la solution plus consensuelle du gouvernement qui a obtenu les faveurs du peuple. L'initiative est rejetée à 53,83%, réalisant cependant un score largement supérieur à la force de la gauche dans le canton, tandis que le contre-projet est adopté par 58,2%.

Les votants ont apparemment fait confiance aux autorités qui se sont engagées à améliorer la formation, le nombre et l'efficacité des contrôles, ainsi qu'à augmenter la qualité des interventions et la sévérité des peines aux employeurs qui ne respectent pas les limites salariales.

Aujourd'hui déjà, le Tessin est le canton qui effectue le plus grand nombre de contrôles parmi les employeurs non soumis aux contrats collectifs de travail: 24% en 2015, contre une moyenne suisse de 5%.

L'initiative du Mouvement pour le socialisme, appuyé par les syndicats, allait beaucoup plus loin. Elle demandait notamment un net renforcement de l'inspectorat cantonal du travail, avec, à terme, un inspecteur pour 5000 employés, soit 46 inspecteurs au total. Des délégués devaient également être envoyés dans les entreprises.

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ATS