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"Priez pour Dallas", brandissaient des manifestants vendredi dans la ville du Texas

KEYSTONE/EPA/ERIK S. LESSER

(sda-ats)

Cinq policiers tués, sept autres blessés: Dallas a connu le chaos jeudi soir en marge d'un défilé en hommage à deux Afro-Américains récemment abattus par la police. Le tueur, âgé de 25 ans, a déclaré vouloir "tuer des Blancs" avant d'être abattu.

Le centre de Dallas, la grande ville du Texas (sud des Etats-Unis), demeurait vendredi un théâtre livré aux démineurs, experts légistes et balistiques. La police ignorait toujours le nombre exact de suspects ayant participé à la fusillade. Le principal tireur présumé s'était auparavant retranché plusieurs heures dans un bâtiment où il a finalement été tué grâce à un robot policier télécommandé.

"Tuer des Blancs"

L'individu a été identifié par plusieurs médias. Il s'agirait d'un homme qui vivait à Mesquite, en banlieue de Dallas, selon CBS News et NBC News. Avant de périr, il aurait affirmé que des bombes étaient posées "partout" dans le centre-ville. L'homme était réserviste de l'armée de terre américaine, avec un déploiement notamment en Afghanistan entre 2013 et 2014, selon le Pentagone.

"Le suspect a dit qu'il en voulait aux Blancs, qu'il voulait tuer des Blancs, surtout des policiers blancs", a déclaré David Brown, le chef de la police de la ville. Il a précisé qu'il n'avait pas de casier judiciaire, n'était affilié à aucun groupuscule et qu'il avait soutenu avoir agi seul.

"Il n'y a pas de mots pour décrire l'atrocité qui a touché notre ville. Tout ce que je sais, c'est que cette fracture entre notre police et nos citoyens doit cesser", a-t-il plaidé.

Chaos total

Les témoins sur place, et notamment les manifestants rassemblés pour dénoncer les abus policiers aux Etats-Unis, ont relaté des scènes de panique, des tirs nourris, des habitants s'enfuyant dans toutes les directions. "Il y avait des Noirs, des Blancs, des Latinos. Et il y a eu (les coups de feu) sortis de nulle part. C'était le chaos total, c'est complètement fou", a relaté un témoin.

Des médias américains ont diffusé une vidéo montrant un homme présenté comme le tireur, tenant un fusil d'assaut. "C'était une exécution. Alors qu'un homme était déjà à terre, le tueur a encore tiré sur lui trois ou quatre fois", a indiqué un autre témoin.

Explosifs recherchés

Des équipes de la force d'intervention d'élite de la police ont été déployées en nombre après que les coups de feu ont éclaté. Un responsable de la police a aussi affirmé que "plusieurs opérations d'inspection" étaient encore en cours vendredi pour rechercher des explosifs au centre-ville. "Cela prendra du temps", a-t-il précisé.

Plusieurs suspects ont été placés en garde à vue, selon le maire de Dallas Mike Rawlings. Mais il a refusé d'indiquer leur nombre exact. L'attaque a, selon lui, fait également deux blessés parmi les civils.

Obama condamne

S'exprimant à Varsovie, le président américain Barack Obama a dénoncé "des attaques haineuses, calculées et méprisables", pour lesquelles il n'existe "pas de justification". Il s'agit d'une "attaque contre le pays", a pour sa part jugé le candidat républicain à la présidentielle, Donald Trump. Son adversaire démocrate, Hillary Clinton, a dit "pleurer pour les policiers tués en faisant leur devoir pour protéger des manifestants pacifiques". Les deux candidats ont décidé de suspendre leur campagne.

sda-ats

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