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Selon la cheffe de fedpol Nicoletta della Valle, aucun lien entre les attentats terroristes de Bruxelles du 22 mars et la Suisse n'a été établi. Les autorités des deux pays ont intensivement échangé des informations, affirme-t-elle.

Comme après chaque attentat de cette envergure, la task force a tout de suite été activée, a déclaré la cheffe de l'Office fédéral de la police (fedpol) dans l'émission "Samstagsrundschau" de la radio alémanique SRF. Un attentat suscite toujours les mêmes questions: y a-t-il un lien avec la Suisse? Des personnes, véhicules ou armes ayant une connexion avec la Suisse sont-ils impliqués?

Mme della Valle dirige la task force et coordonne la lutte contre le terrorisme de la Confédération et des cantons. Mise sur pied dans ce but, la task force baptisée "TETRA" (pour TErrorist TRAvellers) rassemble des représentants de fedpol, du Service de renseignement, du Corps des gardes-frontière et des cantons.

Dispositif insuffisant

Ces derniers temps, la lutte suisse contre le terrorisme a été sous le feu de la critique. Le président de la Conférence des directeurs cantonaux de justice et police Hans-Jürg Käser estimait qu'en cas de menace terroriste aiguë, la police en Suisse ne pourrait assurer un dispositif massif de sécurité que durant deux ou trois jours.

Ce que la cheffe de fedpol conteste. D'après elle, la police nationale est bien parée et a à plusieurs reprises montré qu'elle pouvait maîtriser plusieurs grosses interventions en même temps, comme la sécurité du Forum économique mondial de Davos et une conférence internationale à Genève.

sda-ats

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