Les détenteurs de "cartes vertes" épargnés par le décret américain


 Toute l'actu en bref

"Le président (américain) envisage de diffuser une version plus serrée, rationalisée du premier (décret anti-immigration)", a expliqué samedi le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, John Kelly, lors de la conférence annuelle de Munich sur la sécurité.

KEYSTONE/AP/PABLO MARTINEZ MONSIVAIS

(sda-ats)

La nouvelle version du décret interdisant l'accès aux Etats-Unis aux ressortissants de plusieurs pays ne concernera pas les détenteurs de la "carte verte" de résidents permanents. Elle épargnera aussi les passagers déjà à bord d'avions à destination du pays.

La justice a suspendu le premier décret signé le 27 janvier par Donald Trump. Le texte interdisait temporairement au nom d'impératifs de sécurité l'entrée sur le territoire américain des ressortissants de sept pays majoritairement musulmans du Moyen-Orient et d'Afrique (Iran, Irak, Syrie, Yémen, Libye, Soudan et Somalie).

Sa mise en oeuvre, à l'origine de scènes chaotiques dans des aéroports, avait suscité des protestations aux Etats-Unis et à l'étranger. "Le président envisage de diffuser une version plus serrée, rationalisée du premier (décret)", a expliqué samedi le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, John Kelly, lors de la conférence annuelle de Munich sur la sécurité.

Il a notamment précisé que les titulaires de cartes vertes (cartes de résidents permanents) se trouvant en déplacement à l'étranger lorsque cette nouvelle version entrera en vigueur "seront admis". De même, il a promis "une petite période de mise en application" pour faire en sorte que les voyageurs se trouvant à bord d'avion à destination des Etats-Unis "soient autorisés à entrer dans le pays".

Mêmes pays visés

La nouvelle version du décret devrait viser les mêmes sept pays à majorité musulmane que la précédente, rapporte le Wall Street Journal, citant une note du département d'Etat sur le texte en projet.

Le nouveau décret est susceptible d'être promulgué dès mardi, ajoute le journal en citant un responsable du gouvernement. Il devrait être mis en oeuvre une à deux semaines après sa signature par le président.

ATS

 Toute l'actu en bref