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L'inculpation visant Selahattin Demirtas et un autre responsable du HDP, Sirri SureyyaOnder, leur reproche d'avoir fait l'éloge des séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans des discours remontant à 2013.

KEYSTONE/LUKAS LEHMANN

(sda-ats)

Les procureurs turcs veulent faire condamner le chef du parti pro-kurde HDP Selahattin Demirtas pour "diffusion de propagande d'un groupe terroriste", a rapporté vendredi l'agence de presse Dogan. Cette accusation est passible d'une peine de cinq ans de prison.

D'après l'agence Dogan, l'inculpation visant Demirtas et un autre responsable du HDP, Sirri Sureyya Onder, leur reproche d'avoir fait l'éloge des séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et de leur chef emprisonné, Abdullah Ocalan, dans des discours remontant à 2013.

De nombreux élus du Parti démocratique des peuples (HDP) font l'objet de poursuites judiciaires depuis que les parlementaires ont approuvé en mai la levée de leur immunité.

"Soutien de terroristes"

Dans une interview publiée cette semaine par Le Monde, le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé le HDP de soutenir "les terroristes et (d'être) soutenu par une organisation terroriste, le PKK".

"Lorsque l'organisation terroriste disparaîtra, ce parti disparaîtra aussi", a-t-il ajouté. Aux dernières élections législatives, en novembre, le HDP, qui réfute tout lien avec les séparatistes du PKK, a remporté 59 sièges de députés.

Plus de 35'000 interpellations

Jeudi, une source proche des autorités avait indiqué que plus de 35'000 personnes avaient été interpellées en Turquie à la suite du coup d'Etat manqué du 15 juillet. Parmi elles, 17'740 ont été officiellement arrêtées et placées en détention provisoire.

Quelque 11'600 autres ont été remises en liberté. Les 5685 restantes sont toujours en prison, dans l'attente de suites judiciaires.

Depuis l'échec du coup d'Etat, qui a fait plus de 240 morts et près de 2200 blessés le 15 juillet au soir et dans la nuit qui a suivi, les autorités turques se sont lancées dans une purge des services de l'Etat.

Le ministre de l'éducation, Ismet Yilmaz, a par ailleurs annoncé que 27'424 employés du secteur de l'éducation avaient perdu leur permis de travail.

Record de popularité pour Erdogan

En parallèle, Recep Tayyip Erdogan enregistre une hausse spectaculaire de popularité. 68% des personnes interrogées se sont déclarées satisfaites du travail accompli par l'homme fort de la Turquie, ce qui représente une hausse de 21 points par rapport à juin, selon l'enquête de la société Metropoll.

sda-ats

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