Toute l'actu en bref

Si les comportements observés en 2015 restent stables, on estime que deux mariages sur cinq (41,4%) pourraient se terminer un jour par un divorce (archives).

KEYSTONE/APA/DPA/FRANK LEONHARDT

(sda-ats)

La famille classique poursuit son recul en Suisse. L'an dernier, le nombre de mariage continuait de baisser tandis que celui des divorces prenait l'ascenseur. Conséquences: les enfants naissent toujours plus hors mariage.

Naître dans le cadre d'un mariage demeure la règle, dans 77,1% des cas en 2015, selon l'Office fédéral de la statistique (OFS) qui publiait ses relevés jeudi. Mais le nombre d'enfants nés de parents non mariés a continué d'augmenter, de 7,1% l'an dernier. Corollaire, le nombre de reconnaissances en paternité a suivi une courbe similaire, indique l'OFS, qui a relevé 19'500 cas en 2015, soit 8,4% de plus que l'année précédente.

Si la cote du mariage continue de baisser, c'est toutefois dans des proportions bien plus faibles. Les 41'900 unions officialisées en 2015 représentent 1,1% de moins qu'un an plus tôt.

Ce recul touche aussi les partenariats enregistrés, qu'il s'agisse d'unions entre hommes ou entre femmes. En 2015, près de 700 partenariats ont été conclus, un chiffre en baisse par rapport à 2014 (-2,6%). Les partenariats enregistrés de couples d'hommes demeurent plus nombreux que ceux de femmes (respectivement 440 contre 260 en 2015).

Appenzellois fidèles

Autre conséquence de ce désamour du mariage, la hausse du nombre de divorces, une première depuis 2010. L'an dernier, le nombre de divorces par habitant a atteint 2 pour mille en Suisse. Alors que les Appenzellois des Rhodes-Intérieures se sont montrés les plus fidèles (0,9 pour mille), les Neuchâtelois pointent à l'autre extrême (2,5).

Le tableau est très divers en Suisse romande. Le nombre de divorces a fortement augmenté dans le canton de Vaud. Il est resté à peu près stable ailleurs (VS,JU), voire a diminué quelque peu (FR, GE).

Dans des familles toujours moins classiques, les enfants sont un peu plus nombreux à venir au monde. Sachant que le taux de fécondité des Suissesses reste stable, à 1,54 enfant par femme en 2015, la hausse du nombre de naissances résulte d'un accroissement général de la population.

Même si on ne peut pas parler de baby-boom, la plupart des cantons enregistrent une augmentation. Zurich reste celui où l'on dénombre le plus de naissances par habitant, avec 11,6 naissances pour mille habitants. Le Tessin figure à l'opposé avec 8,4 pour mille, pour une moyenne suisse de 10,5 pour mille.

sda-ats

 Toute l'actu en bref