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Le Parti vert'libéral s'est occupé de politique agricole et étrangère samedi. Ici, sa vice-présidente Isabelle Chevalley.

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

La politique agricole de la Suisse doit être plus écologique, mais aussi plus compétitive. Réunis en assemblée samedi à Fribourg, les Vert'libéraux ont préconisé une réduction des protections douanières. Et une politique étrangère faite de collaboration entre Etats.

Le Parti vert'libéral (PVL) propose de baisser progressivement les droits de douane. A condition que la transparence ainsi que les normes sociales et environnementales soient respectées, indique-il dans un communiqué.

Selon le parti, "le prix devrait également refléter l'incidence environnementale des produits agricoles due au transport et à la production". "Les incitations nocives pour l'environnement" doivent être éliminées et la politique agricole doit être plus productive, a déclaré la vice-présidente de parti et conseillère nationale bernoise Kathrin Bertschy.

La Suisse doit s'investir activement pour donner plus de poids aux droits de l'homme et aux normes environnementales lors de la conclusion d'accords commerciaux. Pour ce faire, une politique étrangère active basée sur le droit international est particulièrement importante.

"Funeste alliance"

"Une alliance contre nature des protectionnistes de droite et de gauche est en train de gagner du terrain", a lancé le président du parti Martin Bäumle. Le PVL veut s'ériger contre cette tendance. La Suisse doit être ouverte et connectée au monde, a jouté le conseiller national zurichois.

"Pour trouver une solution aux problèmes globaux, les Etats doivent collaborer", a souligné la cheffe de groupe au Parlement Tiana Moser (ZH). Le PVL s'engage donc pour une relation stable et durable avec l'Unione européenne, selon le papier de position sur ce thème.

Relever la visibilité

En se dotant de lignes directrices en politique extérieure, les Vert'libéraux veulent aussi améliorer leur visibilité, a affirmé leur vice-présidente et conseillère nationale Isabelle Chevalley dans une interview samedi à La Liberté. La discrétion du PVL sur les thèmes migratoires qui ont accaparé la campagne pour les dernières élections fédérales a pu contribuer à la perte de vitesse du parti.

"Les médias n'ont montré que des réfugiés déferlant sur la Grèce", selon Isabelle Chevalley. "Cela ne nous a pas servis", ajoute la Vaudoise.

Piques tous azimuts

Elle n'en reste pas moins optimiste pour l'avenir, définissant son parti comme des "Verts pragmatiques, des bâtisseurs de ponts" qui se situent "entre une gauche 'bisounours' désireuse d'accueillir tout le monde et une droite conservatrice qui veut mettre des barbelés aux frontières". Et Isabelle Chevalley de n'épargner personne.

Elle juge ainsi que la position du PDC sur les étrangers est devenue "obscure" depuis le changement de président. "Idem pour le PLR", déclare-t-elle encore dans le quotidien fribourgeois.

ATS