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Le 6 mars, des extrémistes de gauche avaient violemment affronté la police devant la Reitschule, le centre autonome de Berne (archives).

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(sda-ats)

Les villes suisses sont en première ligne face à l'extrémisme et à la radicalisation. Près de 300 représentants de la politique, de l'administration, de l'économie et du monde scientifique ont discuté jeudi à Berne des mesures de prévention à prendre.

"Il ne se passe pas un week-end où la police de Berne n'est pas en degré élevé de disponibilité", a déclaré Reto Nause, directeur de la sécurité de la ville de Berne jeudi lors de cette conférence nationale. Les manifestations politiques et sportives, les concerts ou les fêtes spontanées en extérieur peuvent dégénérer.

Différents milieux se radicalisent. Et l'élu bernois de nommer les radicaux de gauche ou de droite comme les hooligans. Il arrive aussi que des citoyens haineux agissent seuls. Le fanatisme religieux vient encore s'ajouter à ce cocktail.

"Si l'on considère l'ensemble des défis face à la rareté des ressources, le travail fourni au quotidien par les villes pour assurer la sécurité de la population suisse s'avère d'autant plus remarquable", a déclaré Renate Amstutz, directrice de l'Union des villes suisses. Dans l'ensemble, les villes en Suisse sont sûres et le nombre des actes de violence criminels affiche une légère tendance à la baisse.

Rôle-clé des villes

Reste qu'un rôle-clé incombe aux cités, puisque l'échelon communal est le premier point de contact pour les citoyens. Les villes peuvent évaluer directement la situation et prendre des mesures ciblées, ajoute Renate Amstutz. Mais elles ont besoin de la Confédération et des cantons pour trouver les moyens financiers nécessaires.

Concrètement, la ville de Berne exploite depuis plus d'un an un service de consultation "Radicalisation". Ses membres conseillent et soutiennent les proches des personnes qui se radicalisent.

Daniele Lenzo, directeur du service de la prévention de la violence de la ville de Zurich, a présenté un logiciel. Celui-ci permet de clarifier les potentiels de menace à l'aide de questions. "Le programme ne décide pas si une personne est radicalisée ou non mais il est une aide", explique M. Lenzo.

Les communes et les villes appellent à une collaboration nationale et internationale pour un développement de stratégies à long terme, insistent-t-elles. Les différents acteurs ne peuvent venir à bout seuls des phénomènes de radicalisation et d'extrémisme.

sda-ats

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