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L'Atletico Madrid a pris un léger avantage dans sa demi-finale de Ligue des champions contre le Bayern Munich. Grâce à une réussite de Saul, les Espagnols ont gagné 1-0.

Les Allemands peuvent nourrir quelques regrets. Pris à froid en début de rencontre, ils sont bien revenus dans le match et ont dominé outrageusement la seconde période. Mais ils n'ont pas réussi à trouver la faille dans la défense hermétique des Colchoneros. Lors de ses seize derniers matches de Ligue des champions à domicile, elle n'a pas encaissé de but à quatorze reprises.

Pep Guardiola aura vraiment besoin de toute sa science pour que son équipe parvienne à se hisser en finale contre un adversaire aussi peu malléable. Et ses joueurs devront faire preuve de davantage de réalisme pour trouver les clés du bunker espagnol. En tout cas, le retour mardi à Munich s'annonce tendu et serré.

Meilleur tonneau

Cette deuxième demi-finale a été fort heureusement d'un autre tonneau que la "piquette" servie mardi soir à Manchester. La partie a été plus intense, plus rythmée, et il y a eu au moins un but - et quel but - ainsi que deux tirs sur les montants, le tout dans une ambiance très explosive.

Diego Simeone alignait le onze de départ généralement prévu, à l'exception du remplaçant de Godin dans la charnière. Le technicien argentin préférait Savic, un peu plus expérimenté que Lucas Hernandez. Pour sa part, Pep Guardiola avait réservé quelques surprises. Ainsi, Müller et Ribéry débutaient sur le banc, alors qu'ils étaient plutôt attendus sur la pelouse. L'entraîneur catalan avait choisi de renforcer la protection de sa défense avec un axe Xabi Alonso - Vidal, tout en proposant la vitesse de Coman et Douglas Costa sur les flancs.

Bavarois étouffés

Le début du match appartenait totalement aux Colchoneros, qui mettaient une folle intensité dans les duels, qu'ils gagnaient le plus souvent. Le terrible pressing imposé haut par l'Atletico étouffait le jeu des Bavarois. Cette entame de folie était récompensée dès la 11e. Saul Niguez, sur une superbe action individuelle, faisait exploser le stade en ouvrant le score d'une frappe précise dans le petit filet de Neuer, après avoir dribblé trois adversaires dans sa chevauchée.

Le Bayern passait tout près de l'égalisation lors de la minute suivante: Gimenez sauvait sur sa ligne après une tête de Vidal. Ensuite, l'Atletico se repliait un peu, laissant le ballon aux visiteurs. Mais ceux-ci n'en faisaient pas un usage très efficace, se brisant régulièrement sur le double rideau défensif mis en place par Simeone. Les protégés de Guardiola accusaient aussi un déchet inhabituel dans leurs passes.

De fait, les meilleures occasions jusqu'au repos étaient madrilènes. D'abord par Griezmann, dont le tir était sauvé par le pied de Neuer (30e). Puis sur une reprise de Koke contrée in extremis par Javi Martinez (44e).

Alaba sur la latte, Torres sur le poteau

Le Bayern mettait bien plus de conviction dans ses actions à la reprise. Les attaques placées échouant régulièrement, Alaba tentait autre chose: l'Autrichien expédiait une puissante frappe de loin qui s'écrasait sur la transversale (54e). Oblak sauvait ensuite sur une tête de Javi Martinez (56e) après un corner alors que les visiteurs acculaient les Colchoneros dans leur camp.

Ce véritable power play était encore renforcé par les entrées successives de Ribéry puis Müller. Guardiola prenait tous les risques pour que les siens inscrivent le fameux but à l'extérieur, souvent déterminant. Vidal forçait Oblak à un bel arrêt (73e). Puis, sur son premier contre depuis la mi-temps, l'Atletico frôlait le 2-0 avec un tir de Torres repoussé par le poteau de Neuer! Malgré des essais de Benatia et Vidal dans les arrêts de jeu, le Bayern n'arrivait pas à égaliser.

sda-ats

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