Toute l'actu en bref

De nombreux blocages et barrages filtrants ont eu lieu jeudi partout en France. (Image symbolique)

KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON

(sda-ats)

La guerre des nerfs continue entre le gouvernement et les opposants à la loi Travail, à huit jours de l'Euro. Des grèves reconductibles perturbent en effet de nouveau les transports jeudi, sans qu'aucune issue à la crise sociale ne se profile.

Les mouvements sociaux persistent également dans les raffineries, les ports et les docks, l'énergie. Et ils ont débuté lundi dans le secteur du traitement des déchets. Le Premier ministre Manuel Valls a évoqué son "sentiment de gâchis" sur l'impact économique du conflit social.

De nombreux blocages et barrages filtrants ont eu lieu jeudi partout en France. Les chantiers navals STX de Saint-Nazaire, la centrale de Flamanville, la gare de Lorient, l'usine Renault Cléon près de Rouen, une zone d'activités du Bas-Rhin ou encore la zone industrielle de Dieppe font partie des lieux paralysés.

De nouvelles manifestations sont prévues en régions, notamment à Nantes, Rennes, Toulouse et Marseille, ainsi qu'une manifestation de cheminots à Paris.

Multiples perturbations

A la SNCF, où les négociations d'entreprise sont dans leur phase finale, le trafic des trains était perturbé jeudi matin. L'entreprise prévoit seulement 40% des Transiliens en circulation, le tiers des Intercités, la moitié des TER et six TGV sur dix.

Côté ciel, le trafic s'annonçait légèrement perturbé jeudi, notamment à Orly et Lille où Air France a annulé 10% des vols. Quatre syndicats de contrôleurs aériens ont toutefois levé leur préavis de grève pour le week-end. Seule la CGT maintient la pression. Le secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies ne prévoit "pas de perturbations ce week-end dans l'aérien".

Six raffineries sur huit restaient "à l'arrêt ou au ralenti", selon la CGT-pétrole. Au terminal pétrolier havrais, la grève a été reconduite pour cinq jours.

Côté énergie, la CGT accentue son action avec un appel à la grève reconductible, rejointe par deux autres syndicats. Un arrêt de travail a été voté dans 16 des 19 centrales nucléaires françaises.

Gouvernement ferme

Patron de la CGT, Philippe Martinez, a accusé l'exécutif de refuser le dialogue. Il a renvoyé au gouvernement la responsabilité d'éventuelles grèves pendant l'Euro et a promis cette semaine "la plus forte mobilisation depuis trois mois".

Le gouvernement entend "tenir sur le fond" du projet de loi Travail. Près de 400 amendements y ont toutefois été déposés en commission au Sénat, après l'utilisation précoce du 49-3 à l'Assemblée nationale.

"Nous n'allons pas retirer le texte", a affirmé la ministre du Travail, Myriam El Khomri, sur i-Télé. "Reculer serait une faute politique", a martelé de son côté Manuel Valls. Ce serait une preuve de "courage politique", a rétorqué François Hommeril, devenu mercredi président du syndicat CFE-CGC.

sda-ats

 Toute l'actu en bref