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Des manifestants se sont réunis jeudi à Genève pour protester contre le projet d'oléoduc au Dakota aux Etats-Unis.

Keystone/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

Près de 70 personnes ont manifesté jeudi sur la Place Bel-Air à Genève derrière le Credit Suisse pour protester contre l'oléoduc Dakota Access Pipeline (DAPL). La banque conteste participer au financement de ce projet.

"Trump détruit la planète, Credit Suisse complice", pouvait-on lire sur la banderole tenue par les manifestants. Ils se sont réunis à l'initiative de plusieurs associations et collectifs pour le climat, dont Greenpeace Suisse, ainsi que la gauche et les syndicats.

Les orateurs ont demandé aux investisseurs de retirer leurs fonds des entreprises impliquées dans le DAPL. Ils les ont exhortés à transférer leurs investissements des énergies fossiles vers les énergies renouvelables. Ils ont aussi demandé de respecter les droits des peuples autochtones.

La dernière section du DAPL doit passer sous le lac Oahe, un lac de barrage sur le Missouri. Les opposants au projet, membres de la tribu des Sioux de Standing Rock ou militants écologistes, jugent que ce pipeline menace les nappes phréatiques et des terres indiennes sacrées.

Le projet, d'un coût total de 3,8 milliards de dollars, a été longtemps freiné par une série de recours, mais l'arrivée de Donald Trump à la présidence en a accéléré la mise en oeuvre. Sous la pression de la nouvelle administration, l'armée a finalement délivré au début du mois le dernier permis requis pour achever le tracé.

Mise en cause par Greenpeace Suisse, Credit Suisse a indiqué la semaine dernière ne pas participer au financement de ce projet. "Les reproches soulevés dans ce contexte sont erronés et vivement rejetés par la banque", selon un communiqué. De son côté, Greenpeace Suisse "maintient sa version des faits et demande à la banque de justifier ses dénégations".

ATS