Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Quelque 2000 personnes ont manifesté vendredi à Minsk contre un impôt annuel équivalant à 200 dollars visant ceux qui travaillent moins de six mois par an.

KEYSTONE/EPA/TATYANA ZENKOVICH

(sda-ats)

Quelque 2000 partisans de l'opposition ont manifesté vendredi à Minsk. Ils protestent contre un décret présidentiel imposant une taxe spéciale aux "parasites sociaux" et exigent la démission du président Alexandre Loukachenko.

La manifestation était organisée par les dirigeants de l'opposition Mikola Statkevitch, qui a été libéré en 2015 après cinq années de détention, le poète Vladimir Nekliaïev et le dirigeant syndical indépendant Guennady Fedynitch.

Le président Loukachenko a imposé un impôt annuel équivalant à 200 dollars à ceux qui travaillent moins de six mois par an. La mesure est surnommée "taxe sur les parasites" par la population et rappelle l'époque soviétique, lorsque le "parasitisme" était considéré comme un délit.

La mesure s'applique à ceux qui ne peuvent pas justifier d'un minimum de 183 jours d'activité professionnelle légale par an. Seuls 10% des plus de 430'000 Biélorusses soumis à cet impôt l'ont versé, la date limite est fixée au 20 février.

A l'époque soviétique, le "parasitisme" était un délit invoqué pour condamner des dissidents, comme le poète Joseph Brodsky.

ATS