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Manuel Valls veut prolonger l'état d'urgence après l'attentat de Nice.

KEYSTONE/AP/FRANCOIS MORI

(sda-ats)

Le projet de loi prorogeant l'état d'urgence pour trois mois sera présenté mardi au conseil des ministres. Il prévoit aussi des perquisitions administratives et la saisie de données dans des ordinateurs ou des téléphones, a annoncé lundi Manuel Valls.

Le Premier ministre s'exprimait lors d'un point de situation après l'attaque qui a fait 84 morts à Nice le 14 juillet, avec plusieurs ministres et parlementaires. Cette quatrième prolongation de l'état d'urgence sera soumise à l'Assemblée nationale mardi et au Sénat mercredi.

Les Républicains ont conditionné lundi le vote de la reconduction de l'état d'urgence à la prise en compte d'une série de propositions. Ils estiment que les conséquences des précédents attentats n'avaient "pas été tirées".

Commission d'enquête

Le bureau politique du principal parti d'opposition réclame par la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire sur l'attaque au camion à Nice.

"Les Républicains n'accepteront de voter la reconduction de l'état d'urgence qu'à la condition qu'il protège efficacement nos concitoyens", écrit lundi soir le bureau politique de LR dans un communiqué. Dans cet esprit, le parti de droite formule dix propositions, dont la prolongation de l'état d'urgence pour six mois au minimum.

Fermer en urgence

Les Républicains demandent également la possibilité pour les préfets d'interdire toute manifestation dont ils estimeraient ne pas pouvoir assurer la sécurité. Ils devraient aussi pouvoir fermer en urgence tout lieu de culte radicalisé.

"Tout étranger ayant des connexions, directes ou indirectes, avec un groupe terroriste doit être expulsé en urgence absolue", dit encore le texte."De même, tout ressortissant français dans la même situation doit être placé dans un centre fermé ou assigné à résidence avec un bracelet électronique pour une durée qui devra être portée à trois mois", ajoute-t-il.

Le parti d'opposition reproche au gouvernement d'avoir rejeté les principales propositions de la commission d'enquête parlementaire sur la lutte contre le terrorisme, en particulier celle d'une refonte globale des services de renseignement.

sda-ats

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