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"Au-delà de nos différences, nous avons la France en commun", a affirmé Marine Le Pen à Fréjus.

KEYSTONE/AP/CLAUDE PARIS

(sda-ats)

A sept mois de l'élection présidentielle en France, la candidate du Front national Marine Le Pen s'est présentée dimanche comme la "candidate du peuple". Elle a endossé un profil rassembleur dans son discours à l'université d'été du FN à Fréju (sud-est).

"Je suis la candidate du peuple et je veux vous parler de la France, car c'est elle qui nous réunis", a lancé Marine Le Pen devant plus de 3000 personnes. Pendant plus d'une heure, la candidate du FN a déroulé ses thèmes de prédilection: identité nationale, sécurité, immigration et saillies répétées contre l'Europe.

"Nous voulons une France libre, maîtresse de ses lois, de sa monnaie et gardienne de ses frontières", a-t-elle dit devant un pupitre barré de son nouveau slogan de campagne: "Au nom du peuple". Ce slogan, dévoilé dimanche, "est un parfait condensé de notre combat", a déclaré Florian Philippot, un des vice-présidents du FN.

Aucune attaque directe n'a été dirigée contre ses rivaux dans l'optique de 2017. Après avoir taclé la veille Nicolas Sarkozy, candidat à la primaire de droite dont les thèmes de campagne empruntent beaucoup au FN, elle a choisi d'éviter la polémique.

Tableau noir

De l'avis de plusieurs observateurs, le FN entend afficher le visage le plus "crédible" possible d'ici au premier tour du scrutin présidentiel en avril prochain. Si toutes les enquêtes d'opinion assurent que Marine Le Pen se qualifiera pour le second tour - décisif - de la présidentielle, ils la donnent battue au final dans l'hypothèse actuelle la plus probable, face à un candidat de droite.

Elle a dressé dimanche, comme à son habitude, un tableau dramatique de la situation française: un pays enchaîné où la démocratie a disparu et attaché telle une marionnette à ses vrais maîtres extérieurs... "Bruxelles, Berlin, Washington".

Plusieurs éléments abîment la France. Et Marine Le Pen d'énumérer "l'immigrationnisme", la perte d'identité, le multiculturalisme et les attaques du "système" contre les "petits Français". Sous une pluie de drapeaux tricolores, la candidate a été acclamée par des "Marine présidente !" ou encore des "On est chez nous !".

La patronne du FN a fait référence au général de Gaulle, pour vanter la "liberté" que le pays doit s'employer à retrouver, glorifiant cette "France libre" qui ne serait, selon elle, qu'un souvenir.

sda-ats

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