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Martin McGuinness a personnifié le lent cheminement vers la paix du mouvement républicain catholique en Irlande du Nord, théâtre pendant trois décennies (1969-1998) de violences qui ont fait 3500 morts, a longtemps été honni des protestants pour avoir appartenu à l'IRA (archives).

Keystone/EPA/FACUNDO ARRIZABALAGA

(sda-ats)

Martin McGuinness, figure du Sinn Fein et ancien chef de l'Armée républicaine irlandaise (IRA), a annoncé jeudi qu'il se retirait de la vie politique nord-irlandaise. Il a invoqué de graves problèmes de santé.

Vice-premier ministre d'Irlande du nord jusqu'à la semaine dernière, il avait annoncé sa démission pour dénoncer la mauvaise gestion par son partenaire de coalition DUP (unioniste) d'un dossier sur les énergies renouvelables qui a entraîné de nombreux abus.

Lundi, le Sinn Fein avait annoncé refuser de lui désigner un remplaçant, entraînant la chute du gouvernement de coalition et l'annonce de nouvelles élections au parlement régional le 2 mars. Des élections auxquelles M. McGuinness, 66 ans, a décidé de ne pas prendre part.

"La question que je me suis posée est 'Est-ce que tu es capable physiquement de te lancer dans une bataille électorale intense de 5/6 semaines, en pleine capacité de tes moyens?'. Je suis rapidement arrivé à la conclusion que je n'étais pas physiquement capable de mener une telle campagne", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Belfast.

Rédemption

L'ancien vice-premier ministre, qui occupait ce poste depuis près de dix ans, a expliqué qu'il luttait contre la maladie depuis plusieurs mois, sans révéler la nature de son mal. S'il a décidé de renoncer à être élu de nouveau, il a expliqué vouloir continuer à s'engager dans la vie publique d'Irlande du Nord. "J'espère que je me remettrai de cette maladie. Je suis déterminé à être un ambassadeur de la paix, de l'unité et de la réconciliation", a-t-il dit.

Sa démission la semaine dernière avait entraîné la démission de la première ministre et chef du DUP Arlene Foster, en vertu d'une règle politique qui depuis les Accords de paix de 1998, veut que le gouvernement régional soit constitué d'une coalition entre unionistes et nationalistes. La crise politique actuelle fait craindre pour la viabilité de ce partage du pouvoir.

L'homme qui a personnifié le lent cheminement vers la paix du mouvement républicain catholique en Irlande du Nord, théâtre pendant trois décennies (1969-1998) de violences qui ont fait 3500 morts, a longtemps été honni des protestants pour avoir appartenu à l'IRA. Il a achevé sa rédemption, à leurs yeux, en condamnant en des termes implacables les meurtres, début 2009, de deux soldats et un policier.

ATS