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La chancelière allemande Angela Merkel samedi lors de la conférence de presse tenue après une réunion de son parti conservateur CDU à Perl, en Allemagne.

KEYSTONE/AP dpa/OLIVER DIETZE

(sda-ats)

La chancelière allemande Angela Merkel a mis en garde samedi contre les tendances protectionnistes prêtées au président élu américain Donald Trump. Elle a rappelé l'exemple de la crise financière de 2008 et insisté sur la nécessité "d'avancer ensemble".

"Ma conviction profonde, c'est qu'il y a plus d'avantages (...) à avancer ensemble que lorsque chacun règle ses problèmes pour soi, j'en suis vraiment convaincue, c'est une attitude constante chez moi", a indiqué Mme Merkel. Elle s'est exprimée lors d'une conférence de presse après une réunion de son parti conservateur CDU à Perl, dans l'ouest de l'Allemagne.

Interrogée sur le fait de savoir si elle estimait que les "tendances protectionnistes" prêtées au président américain élu Donald Trump pouvaient constituer une "menace", Mme Merkel a rappelé l'exemple de la crise financière de 2008, "venue des Etats-Unis". Et d'ajouter: "En tant que chef d'Etat et de gouvernement (du G20), nous avons dit : 'nous devons résoudre ensemble le problème qui se présente'".

"Et la réponse pour surmonter cette crise financière n'a pas été une réponse qui repose sur le repli sur soi mais une réponse qui en appelle à la coopération, à des règles communes, à la régulation des marchés financiers, je pense que c'est une voie qui a fonctionné et nous allons naturellement chercher le dialogue avec le nouveau président américain", Donald Trump. Ce dernier sera investi le 20 janvier.

Situation économique "très bonne"

La situation économique est "très bonne", a par ailleurs indiqué Mme Merkel dans son podcast hebdomadaire, alors que la croissance allemande est ressortie à 1,9% l'an passé, selon un chiffre encore provisoire. "Mais nous avons des tendances protectionnistes" dans le monde et il y a "vraiment un risque international", a-t-elle ajouté, disant vouloir faire de ce sujet l'un des thèmes du G20 présidé par l'Allemagne en 2017.

Donald Trump a notamment menacé de prendre des mesures protectionnistes contre les importations chinoises et mexicaines. Il s'est attribué un premier succès avec la décision du groupe automobile Ford de renoncer à construire une nouvelle usine au Mexique.

ATS