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La chancelière allemande Angela Merkel et le leader de la CSU, Horst Seehofer ont trouvé un terrain d'entente pour les prochaines élections, même s'ils restent en désaccord sur la question de l'accueil des réfugiés.

KEYSTONE/EPA/LUKAS BARTH

(sda-ats)

Les deux grands partis conservateurs allemands ont formalisé lundi leur soutien à la chancelière Angela Merkel en vue des législatives du 24 septembre. Ils n'ont pas pour autant régler leur désaccord persistant sur l'accueil des demandeurs d'asile.

Après deux jours de réunion avec la CDU de Mme Merkel, le chef des conservateurs bavarois (CSU) Horst Seehofer a annoncé son "soutien" à la candidature de la chancelière à un quatrième mandat. Il lui reproche toutefois toujours son refus de plafonner les arrivés de migrants en Allemagne.

Après près de 12 ans de gouvernement Merkel, "personne ne peut sérieusement contester le fait que l'Allemagne va bien sur le plan intérieur et que sur le plan des relations internationales l'Allemagne fait brillamment figure d'îlot de stabilité", a-t-il souligné devant la presse au côté de la chancelière.

Malgré leur désaccord, M. Seehofer a affirmé que son parti voulait "gagner" lors des législatives. Il maintenu sa menace de ne pas rejoindre un futur gouvernement Merkel si elle n'accepte pas de limiter à 200'000 les arrivées annuelles de migrants.

La chancelière a de nouveau rejeté lundi cette revendication qui empoisonne ses relations avec les chrétiens-sociaux bavarois depuis 2015 et sa décision d'ouvrir l'Allemagne à des centaines de milliers de migrants fuyant la guerre et la misère ou cherchant de meilleures conditions de vie. "Je n'ai pas l'intention de changer de position là-dessus", a-t-elle dit.

"Effet Schulz"

Même si la chancelière reste favorite du scrutin de septembre, la pression est forte pour qu'elle soude ses troupes. La chef du gouvernement sera notamment opposée en septembre à l'ancien président du Parlement européen Martin Schulz, choisi à l'unanimité par la direction du Parti social démocrate (SPD) fin janvier.

Les récentes enquêtes d'opinion montrent qu'il y a un "effet Schulz" en Allemagne puisque le SPD est crédité de 28% des intentions de vote, soit son meilleur score depuis les dernières élections législatives en 2013. La CDU-CSU de Merkel obtiendrait 34% tandis que le parti d'extrême droite Alternative für Deutschland (AfD) serait à 12%.

Mme Merkel a dans ce contexte souligné lundi une nouvelle fois que cette campagne électorale sera sa "plus difficile". "Comme le montrent les sondages, on a avant tout pour mission de bien nous battre", a-t-elle dit.

ATS