Toute l'actu en bref

Le bilan de l'explosion spectaculaire dans un complexe pétrochimique au Mexique s'est alourdi jeudi soir. Il est désormais d'au moins 24 morts et huit disparus. Les secours ont pu pénétrer à l'intérieur du site, a annoncé la compagnie pétrolière mexicaine Pemex.

Environ 300 personnes se sont rassemblées devant l'usine au cours de la journée dans l'attente de nouvelles de leurs proches disparus, partagés entre colère et angoisse.

Des militaires avaient établi un cordon de sécurité autour de l'usine, tandis qu'une forte odeur de produits chimiques imprégnait l'atmosphère obligeant certains civils et militaires à porter des masques. A plusieurs reprises, les familles ont tenté de forcer le barrage pour pénétrer sur le site de l'usine.

Le président Enrique Peña Nieto s'est rendu sur place dans l'après-midi et a pu constater l'étendue des dégâts après avoir présenté ses condoléances aux familles.

Mouvement de panique

La puissante explosion a provoqué mercredi un mouvement de panique parmi la population de Coatzacoalcos et blessé 136 employés de l'usine, victimes de brûlures ou de contusions. Jeudi soir, 19 d'entre eux restaient hospitalisés, dont 13 dans un état grave.

Un témoin d'une cinquantaine d'années ne souhaitant pas être identifié a raconté qu'environ 300 travailleurs se trouvaient sur le site au moment de l'explosion. Une fuite avait été détectée dans la matinée, obligeant les ouvriers à interrompre leur travail.

Le directeur général de Pemex, copropriétaire de l'usine, José Antonio González Anaya, a confirmé que l'explosion avait été provoquée par une fuite. "La question est de savoir pourquoi des gaz se sont échappés des containers. Tout semble indiquer qu'il s'agit d'un accident", a-t-il ajouté.

Série d'explosions

"Au cours des dernières semaines, il y a eu des fuites et celle d'hier a été la plus forte", a indiqué de son côté José Antonio Galicia, un employé d'une entreprise sous-traitante qui se trouvait lui aussi à proximité du lieu de l'explosion.

L'usine produisait notamment du chlorure de vinyle et de l'acide chlorhydrique pour l'entreprise Petroquimica Mexicana de Vinilo (PMV), travaillant elle-même pour le compte de Pemex. La vie semblait revenue à la normale jeudi à Coatzacoalcos, ville de 235'000 habitants, même si les écoles restaient fermées.

Les explosions dans les installations pétrolières sont relativement courantes au Mexique, qu'elles soient accidentelles ou la conséquence de siphonnages par des groupes criminels.

sda-ats

 Toute l'actu en bref