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Un Américaine est morte en septembre après avoir été infectée par la bactérie multirésistante K. pneumoniae (archives).

KEYSTONE/AP CDC/-

(sda-ats)

Des chercheurs mettent en garde sur les dangers d'une multiplication d'agents microbiens résistants à la plupart des antibiotiques. La Chine s'apprête à introduire dans ses hôpitaux la colistine, une famille d'antimicrobiens dits de "dernier recours".

La colistine est un antibiotique datant de 1959 qui sert de recours contre des bactéries résistantes aux carbapénèmes (ERC), une autre classe importante d'antibiotiques utilisée pour traiter la multirésistance bactérienne.

Après avoir, pendant des années, massivement employé la colistine en médecine vétérinaire, la Chine a décidé récemment de l'interdire, et projette de l'introduire en médecine humaine.

En 2015, ce pays a découvert la présence d'un gène, le MRC-1, dans des bactéries E. coli et K. pneumoniae, résistantes à la colistine. Ce gène de résistance aux traitements a également été décelé par la suite au Danemark, au Vietnam, en Espagne et aux Etats-Unis, relèvent les chercheurs qui publient deux études dans la revue médicale spécialisée The Lancet Infectious Diseases.

La résistance va s'aggraver

"Le développement de bactéries résistantes à la colistine va probablement s'aggraver lorsque le médicament va être introduit chez l'homme (en Chine)", prédit le Pr Timothy Walsh de l'université de Cardiff qui, avec un collègue chinois, a mené une étude dans deux hôpitaux chinois pendant huit ans.

L'étude a notamment permis d'identifier le gène MCR-1 dans 146 prélèvements d'E. coli, dont cinq étaient également résistants aux carbapénèmes.

Une autre étude menée par des chercheurs de l'université du Zhejiang a découvert le gène MCR-1 dans 20 prélèvements d'E. coli sur 1495. L'un d'entre eux était également résistant aux carbapénèmes.

Cette double résistance inquiète vivement les chercheurs qui craignent l'avènement d'une ère postantibiotique dans laquelle les infections courantes ne pourraient plus être jugulées.

Pour l'instant, le risque reste encore limité, souligne Pr Yu Yunsong. "Mais ajoute-t-il, la situation doit être suivie de près, alors que la Chine se prépare à introduire la colistine chez l'homme". En septembre, une septuagénaire américaine est morte après avoir été infectée par une bactérie K. pneumoniae résistante aux carbapénèmes et à 25 autres antibiotiques.

Des prescriptions excessives et à mauvais escient d'antibiotiques et leur usage excessif dans l'élevage sont principalement responsables du phénomène de résistance microbienne.

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ATS