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Moscou accuse Hillary Clinton de verser dans la "rhétorique pré-électorale".

KEYSTONE/AP/ANDREW HARNIK

(sda-ats)

Hillary Clinton, candidate démocrate à la présidentielle des Etats-Unis de novembre, a accusé dimanche le renseignement russe d'avoir commis la cyberattaque qui a récemment visé la direction de son parti. Des accusations jugées "insultantes" lundi par Moscou.

"Les déclarations de Mme Clinton relèvent du genre rhétorique pré-électoral et ne contiennent rien de tangible", a commenté lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Il a accusé les Américains de "tenter de camoufler leurs propres manigances en diabolisant la Russie".

Cité par l'agence de presse russe Interfax, le ministère des Affaires étrangères a déclaré pour sa part que les accusations américaines étaient insultantes et indignes. Il a relevé en outre qu'elles n'avaient pas été communiquées à Moscou par des canaux officiels.

Fuite de 19'000 courriels

Dans une interview accordée à la chaîne Fox News, la candidate démocrate à la Maison blanche a accusé dimanche les services de renseignements russes de la cyberattaque qui a récemment visé le Comité national démocrate (DNC). Ce piratage a abouti à la fuite de plus de 19'000 courriels suggérant que la direction du parti avait pris fait et cause pour Mme Clinton face à Bernie Sanders lors de la primaire.

"Nous savons que les services de renseignements russes ont piraté le comité national démocrate et nous savons qu'ils ont fait en sorte que soient publiés de nombreux courriels", a déclaré l'ancienne secrétaire d'Etat.

Hillary Clinton a également affirmé dans une interview à la chaîne de télévision Fox News que son adversaire républicain à la Maison-Blanche, Donald Trump, avait fait "allégeance absolue" à certains des objectifs de la politique étrangère de Moscou.

Implication russe "probable"

Les Etats-Unis n'ont pas ouvertement accusé le Kremlin, mais, selon des experts en sécurité informatique, il est probable que le pouvoir russe ait joué un rôle actif dans la publication de courriels afin de peser sur le scrutin du 8 novembre.

Interrogée sur cette hypothèse, Hillary Clinton a répondu qu'il ne fallait pas tirer de conclusions hâtives. "Mais je crois que, lorsque l'on expose les faits, on en vient à se poser de sérieuses questions sur l'ingérence russe dans nos élections, dans notre démocratie", a poursuivi l'ancienne première dame des Etats-Unis.

sda-ats

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