Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le président Temer veut lutter contre la surpopulation dans les prisons brésiliennes (archives).

KEYSTONE/AP/FELIPE DANA

(sda-ats)

Le président du Brésil Michel Temer s'est exprimé jeudi pour la première fois sur le massacre qui a fait 56 morts dans une prison de Manaus (nord). Il a déploré un "incident effroyable", avant d'annoncer la construction de nouveaux établissements pénitentiaires.

"Je souhaite tout d'abord exprimer ma solidarité aux familles qui ont perdu leurs proches lors des terribles événements de Manaus", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Brasilia, après une réunion avec plusieurs ministres.

"Il ne suffit pas de s ́en tenir au diagnostic, il faut agir", a encore souligné M. Temer quatre jours après le massacre. Il mettait ainsi fin à un long silence, mal perçu par de nombreux observateurs.

Pour faire face à la surpopulation carcérale, le plan national du gouvernement prévoit la construction d'au moins une prison dans chacun des 27 États du Brésil, en débloquant 800 millions de réais (environ 250 millions de francs). Le président a aussi annoncé que ces nouvelles prisons disposeront de deux bâtiments séparés pour que les détenus incarcérés pour des délits mineurs ne se retrouvent pas avec des criminels endurcis.

Une sécurité maximale

Par ailleurs, le gouvernement construira aussi cinq nouvelles unités de prison fédérale, à sécurité maximale, pour y transférer les "leaders hautement dangereux". Des systèmes de brouilleurs de téléphones portables seront aussi installés dans "30% des prisons dans tous les États".

Il s'agit d ́éviter que les membres des gangs ne continuent à diriger leurs opérations de trafic de drogue derrière les barreaux. L ́enquête de la police attribue le massacre de Manaus à une "vengeance" sur fond de guerre entre gangs.

Avec 622'000 détenus recensés par le Ministère de la Justice fin 2014, le Brésil dispose de la quatrième population carcérale au monde, derrière les États-Unis, la Chine et la Russie. Au niveau national, le taux d ́occupation est de 167%.

Un rapport du ministère estime qu ́il faudrait augmenter de 50% la capacité pour résorber ce problème. Selon la presse locale, plus d'un détenu par jour est mort de façon violente en 2016.

ATS