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La consommation de viande par habitant s'est établie à 51,4 kg en 2015, soit une baisse de 1kg par rapport à 2014. Le tourisme d'achat a en revanche connu une nouvelle hausse de 10%, selon l'Union professionnelle suisse de la viande (UPSV).

Les Suisses achètent entre 8 et 10 kilos de viande par personne et par année de l'autre côté de la frontière, selon une étude de la Haute école spécialisée du Nord-Ouest présentée mercredi à Zurich par l'UPSV. Cela représente un montant de l'ordre de 1,2 à 1,6 milliard de francs.

Le tourisme d'achat a augmenté de 10% au moins depuis l'abandon du cours plancher pour l'euro en janvier 2015. Les cas de contrebande sont aussi en hausse, souligne l'UPSV. Rien que dans la région des gardes-frontière II (ZH, SH et TG), le nombre de cas a passé de 288 en 2014 à 403 en 2015, soit une hausse de près de 40 %.

Habitudes alimentaires

Pour l'UPSV, la baisse de la consommation en 2015 est exclusivement causée par le tourisme d'achat. "Elle n'a rien à voir avec une véritable tendance, comme aiment à le prétendre certains milieux". Les professionnels de la viande jugent par ailleurs "inacceptables" les tentatives d'intervention sur les habitudes alimentaires.

L'UPSV condamne la tendance qui vise à "imposer une mise sous tutelle" des habitudes alimentaires des citoyens "au moyen de directives et d'interdictions". Elle constate "une véritable marée de tentatives pour imposer des interdictions de consommer de la viande".

Des jeunes bouchers-charcutiers présents à la conférence de presse ont aussi fait part de leur opposition "au dénigrement croissant" de la viande. Sous la devise "Ne touchez pas à nos assiettes!", l'UPSV demande "que la liberté de choix individuelle des consommateurs et consommatrices soit enfin respectée et protégée".

Relève difficile

Rolf Büttiker, président de l'UPSV, s'inquiète aussi pour la relève dans les boucheries-charcuteries. En 2015, seuls 350 nouveaux contrats d'apprentissage ont été signés dans une branche qui emploie 24'000 personnes. Le ratio de renouvellement (1,5 %) est jugé insuffisant à moyen terme.

La production indigène de viande est restée presque inchangée en 2015 avec 345'642 tonnes (-0,1%). Le taux d'auto-approvisionnement est de 80%. La part la plus importante de viande indigène est le veau (97,4%), puis le porc (96,4%), le boeuf (80,6%) et la volaille (54,8%).

sda-ats

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