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Les manifestants ont déposé sur le sol des gilets de sauvetage symbolisant les 304 victimes du naufrage du ferry Sewol en 2014. Ils reprochent à la présidente son absence de réaction pendant sept heures après le drame.

KEYSTONE/AP/AHN YOUNG-JOON

(sda-ats)

Des centaines de milliers de manifestants sont à nouveau descendus dans la rue à Séoul samedi. Ils réclamaient le départ immédiat de la présidente Park Geun-Hye, engluée dans un scandale de corruption, et le renflouement d'un ferry qui avait fait naufrage en 2014.

"Park démissionne, renfloue le Sewol", scandaient les manifestants. La foule, estimée à un demi-million par les organisateurs, a marché vers la Maison Bleue, siège de la présidence, ainsi que les bureaux du Premier ministre et de la Cour constitutionnelle.

A 19h00 (11h00 en Suisse), les manifestants ont lâché des centaines de ballons et éteint les bougies qu'ils portaient. Ils voulaient ainsi symboliser l'absence de sept heures - encore inexpliquée - de la présidente lors du drame du Sewol qui avait fait 304 morts en 2014.

La presse se demande depuis longtemps ce qu'elle a fait entre le moment où elle a été informée du naufrage et sa première réunion gouvernementale sur le sujet. Les médias ont brandi une variété étonnante de théories possibles, toutes non confirmées: rendez-vous amoureux, rituel chamanique, opération de chirurgie esthétique ou encore une coupe de cheveux ayant duré 90 minutes.

Les manifestants veulent que le gouvernement intensifie ses efforts pour renflouer le bateau afin de pouvoir connaître la cause du naufrage.

"Complot de gauchistes"

Une autre affaire a cependant poussé la population à manifester en masse tous les samedis à Séoul pour réclamer la démission de la présidente. Mme Park est soupçonnée de collusion avec sa confidente Choi Soon-Il, qui est, elle, en détention provisoire dans une tentaculaire enquête pour corruption.

L'Assemblée nationale a voté le 9 décembre une motion de destitution de la cheffe de l'Etat. Il revient à la Cour constitutionnelle d'entériner ou non cette motion. En attendant, la présidente est toujours en place, mais tous ses pouvoirs ont été confiés à son Premier ministre.

La présidente a cependant toujours des partisans, dont quelque 30'000 ont participé à une contre-manifestation samedi, devant le bureau du procureur enquêtant sur le scandale. Agitant des drapeaux et entonnant des airs militaires, ils ont affirmé que la procédure de destitution de la présidente était un complot de gauchistes à la solde de la Corée du Nord.

ATS