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A l'issue d'un exercice 2015 mouvementé, Salt affiche une performance en repli. L'opérateur mobile vaudois, qui a changé de propriétaire et de directeur général, notamment, a vu ses revenus et sa rentabilité se contracter l'an passé. L'effectif s'est aussi réduit.

Le chiffre d'affaires a fléchi de 2,4% au regard de 2014 à 1,28 milliard de francs, écrit jeudi l'opérateur mobile établi à Renens et numéro trois des télécommunications en Suisse, derrière Swisscom et Sunrise. Le résultat d'exploitation avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements, ajusté des éléments exceptionnels, a reculé de 4,9% à 412,5 millions.

Salt explique notamment le repli à des dépenses d'exploitation indirectes supplémentaires liées notamment à la "transformation mal gérée des systèmes informatiques" en 2014. Le phénomène s'est soldé par une augmentation des créances irrecouvrables.

L'ex-Orange, qui a changé sur l'exercice sous revue sa raison sociale et sa marque pour adopter celles de Salt Mobile et Salt., a aussi perdu des clients. Leur nombre s'est tassé en l'espace d'un an de 6,6% à 2,02 millions. L'opérateur, repris en début d'année par la holding personnelle NJJ Capital de l'investisseur français Xavier Niel, a aussi vécu une année agitée sur le front du personnel.

Nouveau patron

Après le départ de membres de sa direction durant l'été, Salt a aussi vu son directeur général, le Suédois Johan Andsjö, quitter brusquement son poste début décembre. Son successeur, Andreas Schönenberger, ancien patron de Google Suisse, est entré en fonction le 15 mars dernier.

Les étages directoriaux n'ont été les seuls touchés par les départs, l'opérateur ayant mis en place un programme de départs volontaires à la fin de l'été. A l'issue de l'exercice sous revue, Salt employait au total 833 collaborateurs à temps plein, 60 de moins qu'un an auparavant.

sda-ats

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