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Christian Varone, commandant de la police cantonale valaisanne, chapeautera l'ensemble du dispositif en charge de la sécurité.

Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

Le peloton du Tour de France 2016 grimpera jusqu'au barrage d'Emosson le 20 juillet. Les organisateurs attendent plus de 100'000 spectateurs sur le tracé valaisan. Les bonnes places seront pour ceux qui sauront anticiper ou transpirer.

Quelque 190 coureurs, 300 accompagnateurs, 2500 véhicules, 12 kilomètres de cortège, 2000 journalistes: le Tour de France débarquera en Valais le 20 juillet, après une journée de repos à Berne.

Le 3e plus gros événement sportif mondial après les JO d'été et la Coupe du monde de football devrait drainer plus de 100'000 spectateurs entre St-Maurice et le barrage d'Emosson, ont indiqué jeudi à la presse le comité d'organisation et les partenaires de l'étape Finhaut-Emosson.

Les défis sont importants. Le dispositif de sécurité à lui seul mobilisera plus de 670 personnes et coûtera quelque 670'000 francs au canton.

"L'enjeu sera d'assurer une sécurité optimale tout en conservant le caractère festif de l'épreuve", a souligné Christian Varone, commandant de la police cantonale valaisanne, qui chapeautera l'ensemble du dispositif. L'exercice a déjà réussi en 2009, lorsque le Tour de France a passé trois jours en Valais.

Les spectateurs doivent "anticiper"

Pour permettre le passage du Tour, les routes seront fermées durant quatre heures au minimum. En dehors de ce cadre, la police fera preuve "de souplesse et laissera les routes ouvertes le plus longtemps possible".

Mais une fois les places disponibles épuisées, elle ne pourra pas faire de miracles. Les partenaires de l'événement exhortent donc les spectateurs à "anticiper".

"Des amateurs du Tour, et particulièrement des étapes alpines, ont déjà installé leur camping-car sur les sites prévus à cet effet. D'autres feront de même ce week-end", avertit Ilse Bekker-Maasen, responsable communication du comité d'organisation Finhaut-Emosson.

Elle encourage les spectateurs à enfourcher leur vélo ou à chausser leurs baskets et à transpirer sur les chemins pédestres pour venir encourager le peloton. Utiliser les transports publics est une autre alternative.

Pas de transit depuis la France

Ceux qui opteront tout de même pour la voiture doivent savoir que la route de la Forclaz, entre Martigny et Châtelard, sera bouclée le jour de l'étape, durant la matinée. "L'heure de la fermeture dépendra notamment des places de parc disponibles le long de cet axe et de la fluidité du trafic", a précisé la police.

L'accès depuis Chamonix côté français et depuis Martigny sur le versant suisse sera fermé à la frontière de Châtelard le 20 juillet dès 06h30. La route est réquisitionnée pour le stationnement des véhicules du Tour.

Enfin la montée vers Emosson sera bouclée dès le 17 juillet, à 18h00. Les campings-cars seront interdits dans ce secteur par manque de places, souligne la police.

Flyers, sites et réseaux sociaux

La réouverture des routes est prévue dès 18h30, de manière échelonnée. Pour patienter, pique-nique, crème solaire et casquette sont grandement conseillés en cas de belle météo.

Toutes les infos utiles concernant les routes, le trafic, les parkings, les campings temporaires, les navettes gratuites, les possibilités de rallier la région à pied ou à vélo sont relayés via des flyers, mais aussi sur les sites internet et les réseaux sociaux des partenaires. Les intéressés y trouveront également des informations sur les animations prévues à Finhaut et Salvan le 19 juillet déjà.

"Un choc pour les téléspectateurs"

Finhaut avait déjà fait acte de candidature pour recevoir le Tour de France il y a dix ans. Jusqu'à présent, l'endroit en cul-de-sac était trop exigu pour une arrivée d'étape et ne permettait pas d'évacuer tous les véhicules de la caravane.

Le percement d'un tunnel de 7 kilomètres sous le lac d'Emosson a changé la donne. Ce tunnel fait partie du projet hydroélectrique Nant de Drance.

Le patron du Tour de France Christian Prudhomme ne cache pas son enthousiasme dans une interview diffusée mardi par Le Matin: "Il y a une chose qui est certaine, c'est que les images de la montée et de l'arrivée au barrage d'Emosson constitueront sans aucun doute un gros choc pour les téléspectateurs (...)".

sda-ats

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