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Stephen Crabb a annoncé son retrait de la campagne à la succession de David Cameron.

KEYSTONE/AP/MATT DUNHAM

(sda-ats)

Trois candidats restent en lice en Grande-Bretagne pour remplacer David Cameron au poste de Premier ministre. Le secrétaire d'Etat aux Retraites Stephen Crabb a annoncé mardi qu'il se retirait de la course.

M. Crabb a déclaré à la BBC qu'il se retirait et apportait son "soutien de tout coeur" à la favorite, la ministre de l'Intérieur Theresa May, après n'avoir reçu que 34 voix mardi lors d'un premier vote des députés conservateurs.

Mme May, une eurosceptique qui avait finalement rejoint la campagne pro-UE, a elle reçu le soutien de la moitié des 330 députés tories, soit 165 voix. Elle est suivie par la ministre pro-Brexit de l'Énergie Andrea Leadsom (66 voix) et le ministre de la Justice Michael Gove (48).

Arrivé en quatrième position avec 16 voix, l'ancien ministre de la Défense Liam Fox est lui éliminé de la course pour trouver un remplaçant à David Cameron, qui a annoncé sa démission le 24 juin, pour cause de Brexit.

Désigné le 9 septembre

Le processus de sélection du Premier ministre qui va gérer la situation de crise économique et politique née de la sortie de l'UE doit se poursuivre jeudi et mardi prochains, pour parvenir à dégager deux finalistes qui seront ensuite départagés par un vote des 150'000 militants conservateurs durant l'été. L'élu(e) sera désigné(e) officiellement le 9 septembre.

Dans cette compétition, le ministre de la Justice Michael Gove, l'une des figures de proue du camp du Brexit, souffre d'un manque de confiance auprès des députés après sa candidature surprise vécue comme une trahison envers Boris Johnson.

L'ancien maire de Londres, qui a fait sensation en se retirant de la course, a décidé de se ranger derrière Andrea Leadsom, 53 ans, une quasi inconnue du grand public avant la campagne référendaire.

Prendre le temps

Theresa May a répété lundi son intention, si elle est élue, de mettre dans la balance le sort des trois millions de citoyens européens installés au Royaume-Uni lors des négociations avec l'UE, ce que refusent ses adversaires.

Sur l'activation de l'article 50, pour enclencher la procédure de divorce, Theresa May et Michael Gove sont d'accord pour prendre leur temps, malgré la pression des Européens qui souhaitent aller le plus vite possible.

"Je ne comprends pas que le camp de ceux qui veulent quitter l'UE ait besoin de temps et de réfléchir avant de savoir ce qu'il faut faire", a raillé mardi le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Il a, ainsi que le président du Conseil européen Donald Tusk, répété que le Royaume-Uni devrait accepter les règles européennes de libre circulation s'il veut garder accès à son marché intérieur.

sda-ats

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