Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Donald Trump a eu samedi des entretiens téléphoniques avec plusieurs dirigeants internationaux, dont le président russe Vladimir Poutine.

KEYSTONE/EPA/MICHAEL REYNOLDS

(sda-ats)

Vladimir Poutine et Donald Trump ont convenu samedi de développer des relations "d'égal à égal", a indiqué samedi le Kremlin. Ils entendent accorder la "priorité" à la lutte contre le terrorisme et mettre en place une "coordination" contre le groupe Etat islamique.

"Des deux côtés a été exprimée une volonté de travailler activement en commun pour stabiliser et développer la coopération russo-américaine sur une base constructive, d'égal à égal et mutuellement avantageuse", a indiqué le président russe dans un communiqué à l'issue du premier entretien téléphonique des deux chefs d'Etat depuis l'entrée en fonction du président américain.

En attendant une potentielle rencontre qu'ils ont dit souhaiter organiser, Vladimir Poutine et Donald Trump ont tenu une discussion "positive" portant sur un grand nombre de sujets, du nucléaire iranien à l'Ukraine en passant par le conflit israélo-palestinien, la péninsule coréenne ou les relations commerciales, selon le Kremlin.

Coordination contre l'EI

"L'accent a été mis sur la priorité à donner à l'union des efforts dans la lutte contre la menace que constitue le terrorisme international. Les présidents se sont exprimés en faveur de la mise en place d'une coordination réelle des actions russes et américaines pour détruire l'EI et les autres groupements terroristes en Syrie", a indiqué la même source.

Une option que les militaires américains voient avec méfiance estimant que les Russes sont surtout en Syrie pour soutenir le régime de Bachar al-Assad.

Dans le même temps, un haut responsable de l'administration Trump a indiqué que le nouveau président des Etats-Unis devait signer samedi un décret, donnant 30 jours à ses responsables militaires pour lui présenter un plan "pour vaincre" l'EI. M. Trump remplirait ainsi une de ses promesses de campagne, lui qui n'avait cessé de critiquer la lenteur des progrès dans la lutte contre le groupe djihadiste.

Les deux chefs d'Etat s'étaient parlés une première fois par téléphone en novembre, peu après la victoire électorale de M. Trump. Ils étaient convenus de la nécessité de "normaliser" les relations entre Moscou et Washington, après les tensions de l'ère Obama en raison des conflits en Ukraine et en Syrie.

Inquiétudes de Hollande

Donald Trump a également parlé à François Hollande. Le président français a insisté sur la nécessité de respecter le principe de l'accueil des réfugiés, l'accord international sur le nucléaire iranien ou l'accord de Paris sur le climat, a fait savoir l'Elysée dans un communiqué.

Le président français avait déclaré auparavant que l'Europe devait "répondre" à Donald Trump à propos de l'ensemble de ces sujets, ainsi que des sanctions contre la Russie ou du protectionnisme.

M. Hollande a "rappelé sa conviction que le combat engagé pour la défense de nos démocraties ne serait efficace que si nous l'inscrivions dans le respect des principes qui les fondent, en particulier l'accueil des réfugiés", peut-on lire dans le communiqué de la présidence française.

"Le chef de l'Etat a mis en garde contre les conséquences économiques et politiques d'une approche protectionniste. Face à un monde instable et incertain, le repli sur soi est une réponse sans issue", lit-on également.

"Le Président de la République a rappelé l'importance pour la planète de la mise en oeuvre de la convention de Paris sur le réchauffement climatique."

Depuis son investiture, le 20 janvier, Donald Trump a tenu une série de propos et signé des décrets qui ont suscité la controverse aux Etats-Unis et à l'étranger. Donald Trump a notamment signé vendredi un décret suspendant pendant quatre mois le programme d'admission des réfugiés aux Etats-Unis et fermant temporairement la frontière aux visiteurs venant de Syrie et de six autres pays musulmans.

Importance de l'OTAN

M. Trump a aussi eu un long échange avec la chancelière allemande Angela Merkel. Les deux dirigeants "sont d'accord (pour reconnaître) l'importance fondamentale de l'OTAN dans le cadre d'une relation transatlantique plus large et de son rôle pour assurer la paix et la stabilité de notre communauté de l'Atlantique nord", indique la Maison blanche dans un communiqué.

Le texte précise que M. Trump se rendra en juillet au Sommet du G20 à Hambourg et qu'il recevra "bientôt la chancelière à Washington".

ATS