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Il s'agissait d'une deuxième visite pour Vladimir Poutine, qui s'était déjà rendu au mont Athos en 2005.

KEYSTONE/AP POOL SPUTNIK KREMLIN/ALEXEI DRUZHININ

(sda-ats)

Vladimir Poutine a achevé samedi sa visite de deux jours en Grèce en se rendant au mont Athos, un des hauts lieux de la religion orthodoxe. Le président russe a souligné le "rôle particulièrement important" de cette communauté pour les fidèles russes.

M. Poutine, qui effectuait une visite privée dans cette communauté monastique exclusivement masculine à l'occasion du millième anniversaire du début de la présence russe au Mont Athos, est arrivé de Thessalonique en bateau vers 13h00 au petit port de Daphne, près du monastère russe de Saint Panteleimon, sur la côte ouest de la péninsule d'Halkidiki.

Accompagné par le patriarche de l'Eglise orthodoxe russe Kirill, le président russe a ensuite participé à une cérémonie en son honneur au Protaton, la plus ancienne église de Karyes, la capitale administrative du Mont Athos où il a été accueilli au son des cloches.

"Un important travail sur les fondations morales et les valeurs morales est fait sur le Mont Athos", a noté Vladimir Poutine, qui a allumé une bougie et apposé ses lèvres sur une icône considérée comme miraculeuse représentant la Vierge Marie.

Quiconque entre dans ce lieu de prière ressent quelque chose de spécial", a-t-il plus tard déclaré devant des membres du clergé, soulignant que 11'000 fidèles russes se rendaient chaque année au Mont Athos. Lui-même avait déjà visité le site en 2005.

Le président grec Prokopis Pavlopoulos et le ministre des Affaires étrangères Nikos Kotzias étaient également à ses côtés.

Vingt monastères

La communauté monastique du Mont Athos, située dans la région grecque de Macédoine (nord), est constituée de 20 monastères -dont un pour la Russie, un autre pour la Serbie et un troisième pour la Bulgarie. Elle jouit d'un certain degré d'autonomie depuis l'époque byzantine.

Vendredi, M. Poutine, dont c'est la première visite bilatérale en plus d'un an dans un pays de l'Union européenne, avait conclu vendredi des accords de coopération économique avec Athènes.

La Grèce d'Alexis Tsipras a d'excellentes relations avec Moscou. Mais Athènes, qui continue à jouer une partie serrée avec ses créanciers européens, n'a pas l'intention de se dissocier du vote général sur la poursuite des sanctions.

sda-ats

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